Chronique radio « Sur le fil » Portes Ouvertes

La série
  • Chronique radio « Sur le fil »

    Publié il y a 11 mois
  • 1. Yémen : l'Église grandit malgré la guerre

    Publié il y a 11 mois

    Au Yémen, malgré l'insécurité, le manque de nourriture, les combats et la présence d'organisations extrémistes islamiques, l'Église grandit au cœur de la guerre.

  • 2. Somalie : Il joue la comédie pour rassembler l'Eglise

    Publié il y a 2 ans

    Un témoignage poignant d'un somalien, pour évangéliser la population d'une manière surprenante, touchante et efficace, dans un pays en proie à la persécution.

  • 3. Iran : La 1ère bible en persan moderne publiée

    Publié il y a 2 ans

    300 000 exemplaires de cette nouvelle bible en persan moderne devraient être bientôt imprimées par Elam Ministries et Wycliffe.

    Ils ont travaillé dix-huit ans à son élaboration. La première Bible intégralement traduite en persan moderne est désormais sortie à Londres et en Turquie. Ce sont les éditeurs Elam Ministries et Wycliffe Bible Translators qui sont à l'origine du projet. Un projet du nom Michaelian, en souvenir de Tateos Michaelian qui a été abattu, il y a 20 ans en raison de sa foi. Il était connu comme l'un des plus remarquables traducteurs de la Bible en Iran. Certains des premiers contributeurs à ce projet sont également morts en martyrs en raison de leur foi.

    Le jour du lancement de cette bible, des membres de la famille des martyrs ainsi que leurs amis ont reçu un exemplaire. C'est le cas de Rashin Soodman qui a perdu son père dans les années 1990. Pour Rashin, la disparition de son père a été un événement terrible. Le lancement de cette Bible devient donc l'accomplissement de l'un de ses rêves, plus encore une réponse à ses prières.

    Elam Ministries souhaiterait en imprimer et en distribuer au moins 300.000 exemplaires au cours des trois prochaines années. Et ce, malgré les restrictions du gouvernement iranien. Un gouvernement qui semble de plus en plus amer quant à la croissance de l'Eglise. Aujourd'hui, on compte en Iran 450 000 chrétiens, qu'ils soient Assyriens, Arméniens ou d'origine musulmane. C'est pourquoi, les activités chrétiennes sont restreintes en Iran, surtout quand elles se produisent en persan. Les sites internet, les médias sont contrôlés, et beaucoup de pasteurs sont arrêtés.

    Par exemple, les 1er et 2 septembre 2014, 5 chrétiens ont été arrêtés à Ispahan en Iran. Trois autres pasteurs ont été dernièrement accusés du délit de : « répandre la corruption sur la Terre ». Ces accusations sont d'autant plus inquiétantes qu'elles sont passibles de la peine de mort en Iran.

  • 4. Nigeria : six mois de prière

    Publié il y a 2 ans

    Six mois après leur captivité, les jeunes filles de Chibok, au Nigeria, ne sont pas oubliées par l'Eglise universelle qui prie pour elles

    «Dans le monde, vous aurez des afflictions; mais ayez confiance, J'ai vaincu le monde.» Voilà un verset de la bible profondément encourageant pour les familles des lycéennes nigérianes disparues, à majorité chrétienne de Chibok. Le drame a eu lieu, dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, quelques 250 jeunes filles ont été enlevées alors qu'elles se préparaient à passer un examen. Six mois après leur captivité, au moins 232 lycéennes soupirent encore sous le joug de la secte islamiste Boko Haram. Dans une vidéo diffusée peu après leur enlèvement, l'une d'entre elle, vêtue d'un hijab avait déjà précisé qu'elles étaient effrayées et affamées. Entre temps, il n'est pas impossible que ces jeunes filles aient été violées, mariées de force. En plus de leurs blessures physiques et émotionnelles, il leur faut gérer un profond sentiment de culpabilité! «Jésus-Christ me pardonnera-t-il de m'être convertie à l'islam alors que j'avais peur?» Cette question a été posée à un équipier de Portes Ouvertes par une victime de Boko Haram. Voilà le type de raisonnement qui doit ravager la conscience de ces lycéennes et leur donner un fort sentiment d'abandon. D'autant que la mobilisation de l'opinion publique internationale et les campagnes de lobbying s'essoufflent avec le temps. Mais dans les faits, des milliers de personnes prient pour elles. En juin dernier, au moins  2 000 lettres d'encouragement venues du monde entier ont été envoyées aux familles des victimes. Ce geste solidaire a été un véritable rafraîchissement pour les familles dévastées. Et plus encore que de simples lettres écrites avec de l'encre, les prières de l'Eglise, écrites avec l'Esprit du Dieu vivant, rappellent avec force l'une de Ses promesses :  «Moi, je ne t'oublierai point.»

    Légende photo : Mère de l'une des jeunes filles kidnappées

  • 5. Colombie : une ferme au service des chrétiens persécutés

    Publié il y a 2 ans

    En Colombie, des enfants victimes de la persécution sont pris en charge dans un centre qui leur donne un avenir et de l'espérance. Détour par la ferme du centre où les enfants apprennent à soigner les animaux et cultiver la terre comme leurs parents.

  • 6. Vietnam : comment vont les chrétiens ?

    Publié il y a 2 ans

    l'ouverture du Vietnam, on pourrait croire que la persécution a baissé. Qu'en est-il  vraiment ?

  • 7. Colombie : l'Evangile face à la mafia

    Publié il y a 2 ans

     A Buenaventura de nombreux pasteurs ont fait le choix de rester et d'enseigner l'Evangile malgré le climat de peur et de corruption imposé par la mafia

  • 8. Syrie : debout à 4h30 pour prier

    Publié il y a 2 ans

    A défaut de pouvoir être aux côtés des leurs, Hannah et son mari misent sur la prière afin d'aider les chrétiens syriens.

  • 9. Afghanistan : Elle nous a, nous !

    Publié il y a 2 ans

    Hannelie Groenewald a perdu son mari et ses deux enfants, assassinés par des terroristes islamiques. Une douleur partagée par les chrétiens du reste du monde.

  • 10. Je prie pour vous tous à Paris ...

    Publié il y a 2 ans

    N'abandonnez jamais », «  restez dans la compassion »... Des chrétiens persécutés encouragent les chrétiens de France.

  • 11. Fortifier l'Eglise au milieu des ruines

    Publié il y a 2 ans

    Au Niger, les chrétiens de Zinder et Niamey doivent persévérer dans leur foi au milieu des ruines.

  • 12. Monde : Zoom sur la persécution en 2015

    Publié il y a 2 ans

    Chaque année Portes Ouvertes recense les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés dans le monde.Les tendances de l'année 2015 sont désormais connues. Hélas, le constat est à l'augmentation de la persécution.

  • 13. Algérie : le mariage pour fuir la persécution

    Publié il y a 2 ans

    Parce qu'elle croit en Jésus-Christ, Karima était persécutée par son père en Algérie. Sa seule porte de sortie : le mariage avec un chrétien. Dieu allait-il exaucer ses prières ?

  • 14. Corée du Nord : elle portait le numéro 42

    Publié il y a 2 ans

    Dans les camps de travaux forcés, elle n'était qu'un numéro. Témoignage d'une chrétienne rescapée des camps.

  • 15. Irak : 230 mariages parmi les réfugiés

    Publié il y a 2 ans

    Selon un prêtre, depuis la fuite de Mossoul, au moins 230 couples de réfugiés ont demandé le mariage dans son église. C'est le cas d'un jeune couple d'une vingtaine d'années.

  • 16. Somalie : Trahi par son ami, il tient ferme

    Publié il y a 2 ans

    «Tu es un Kaffir (infidèle) ! Tu vas mourir ! » Mohammed ne s'attendait pas à ce que son ami qu'il avait hébergé depuis 5 mois lui dise une telle chose. Ils étaient amis de longue date. Ali, son ami, n'avait nulle part où aller. Mais lorsqu'il a compris que Mohammed est devenu chrétien,  il a commencé à le menacer puis il s'est imposé chez lui de force. Trois jours après, Ali a attaqué Mohammed avec une tronçonneuse. Finalement, des voisins sont intervenus et Mohammed a été pris en charge à l'hôpital. Cette trahison n'est pas nouvelle pour ce chrétien d'origine musulmane. Déjà sa femme, l'a quitté lorsqu'elle a appris sa conversion au christianisme. Elle est partie avec leurs deux enfants. Mais cette fois-ci, il a failli perdre la vie. Ali est toujours en liberté et continue de menacer Mohammed. Malgré toutes ces épreuves, Mohammed, ne veut pas abandonner sa foi. Il déclare : « Je n'ai jamais rien trouvé d'autre qui puisse me donner la paix intérieure comme me la donne la foi chrétienne. Malgré mes luttes et même si je n'ai aucune idée de l'endroit du monde où je puisse me sentir à ma place, je suis en paix. C'est pourquoi je m'accroche à Jésus-Christ». Et si l'on demande à ce chrétien  quel est le sujet de prière qui lui tient le plus à coeur, il répond : « Ma femme ! J'aimerais tellement qu'elle connaisse à son tour l'amour de Jésus-Christ, j'espère qu'un jour nous pourrons nous réconcilier et pourquoi pas construire une famille avec les valeurs de l'Evangile. » Rappelons que la Somalie se situe au 2ème rang sur l'Index Mondial de Persécution 2015, un classement des 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

  • 17. Erythrée : Dieu nous protège

    Publié il y a 2 ans

    En Erythrée la souffrance est le lot quotidien de beaucoup de chrétiens. Pourtant, ils témoignent : «  Dieu nous protège ».

  • 18. Somalie : la foi secrète des chrétiens

    Publié il y a 2 ans

    Une terre inhospitalière, la pauvreté, la famine qui menace et, en plus, la persécution : tel est le cadre de vie des chrétiens en Somalie. Dans ce pays, un médecin chrétien a témoigné de sa foi à l'une de ses patientes. C'est ainsi que Zemzem* est devenue chrétienne. Elle explique : «Ma vie a changé quand mon mari a découvert que j'étais devenue chrétienne. Il a commencé à me frapper. La situation a empiré : il m'a abandonnée, avec mes trois enfants. Au début, ma mère me soutenait ; elle a fini par me délaisser. À la pression familiale s'est ajoutée la pression sociale. Les gens du village m'insultaient et me lançaient des ordures quand je marchais dans la rue. J'ai même été emprisonnée pour avoir refusé de taire ma foi.» Grâce à la complicité d'autres chrétiens d'origine musulmane, Zemzem a reçu de l'aide pour exercer son métier de lavandière, ainsi qu'un minimum de confort pour améliorer son quotidien.

    La Somalie est l'un des premiers pays où les chrétiens sont le plus persécutés selon l'Index Mondial de Persécution. Un chrétien de Mogadiscio, la capitale de ce pays, écrit : « J'aimerais suivre les cours bibliques, mais c'est risqué : les comptes e-mails sont souvent piratés, on peut découvrir mes centres d'intérêt. » Un autre  chrétien déclare : « Mon cousin m'a surpris pendant que j'écoutais un message d'édification chrétienne. En colère, il a pris mes écouteurs. Mais il a promis de ne divulguer mon secret à personne, or, je ne sais pas combien de temps ma foi chrétienne restera cachée. » Les chrétiens, et surtout ceux d'origine musulmane, subissent une pression qui touche tous les domaines de leur vie et les expose aux pires dangers. Mais comme nous venons de l'entendre, rien ni personne ne semble pouvoir empêcher ces chrétiens somaliens de vivre leur foi, même si cela doit être un secret des plus confidentiels.

  • 19. Iran : Dieu a guéri son fils

    Publié il y a 2 ans

    Sarah, une chrétienne iranienne témoigne de la fidélité de Dieu au sein de la persécution.

    En Iran, le gouvernement fait tout pour écraser l'Eglise : intimidation, violence, emprisonnement... Les chrétiens d'origine musulmane sont les premières victimes de ce harcèlement. Le gouvernement iranien sanctionne donc lourdement tous ceux qui se sont convertis au christianisme et il utilise des méthodes très violentes pour les ramener à l'islam.

    Mais malgré tout, cela n'empêche pas l'Eglise de grandir. Parfois, cela peut-être un rêve, une guérison qui motive les Iraniens à s'intéresser au christianisme. Une chrétienne iranienne, Sarah, explique qu'un homme est venu voir son père, un pasteur, afin qu'il prie pour la guérison de son fils. L' homme affirmait avoir vu quelqu'un dans un rêve lui demandant de se rendre à l'Eglise.

    C'est ce que nous explique Sarah : « On a prié pour lui. C'était la première fois qu'on priait pour la guérison comme cela. Je ne croyais pas à ce qui allait se passer.  Le jour d'après, ce même homme est venu avec tout un minibus et il nous a dit que la radio de son fils nous a montré qu'il n'y avait plus de traces de tumeurs. Plus rien ». Voilà un témoignage surprenant, qui en tout cas confirme que la seule volonté de l'homme, et même celle d'un puissant gouvernement, ne suffit pas à empêcher quelqu'un de donner son coeur à Jésus.

  • 20. Algérie : Une perle de très grand prix

    Publié il y a 2 ans

    En mars 2015,  deux chrétiens Algériens ont été interpellés parce qu'ils transportaient 56 bibles. Finalement, les deux hommes ont été relâchés et la littérature chrétienne leur a été restituée. Ils ont pu démontrer que cette littérature était destinée à des membres de leur église. Cette interpellation rappelle l'existence d'une loi qui interdit le prosélytisme en Algérie. Cette loi, adoptée en 2006, vise à empêcher les conversions des musulmans vers le christianisme et prévoit des peines des prison et des amendes pour quiconque incite, contraint ou utilise des moyens de séduction  tendant à convertir un musulman à une autre religion. 

     

    En 2008, une chrétienne algérienne avait  été interceptée en possession de bibles et d'évangiles. Cette femme a été poursuivie en justice pour prosélytisme et pratique d'un culte non musulman sans autorisation. Toutefois, la forte mobilisation des militants et ONG des droits de l'homme ont empêché l'application de cette condamnation. En Algérie, un autre texte limite les droits de toute personne se convertissant au christianisme : l'article 138 du code de la famille algérien déclare qu'un apostat, c'est-à-dire quelqu'un qui abandonne l'islam est interdit d'héritage.

     

    Et c'est effectivement, ce qu'expérimente, Hamid, un père de famille. Il explique : « Pour que j'ai droit à l'héritage familial, il faut que je renonce à ma foi chrétienne et que je réintègre l'Islam. C'est la condition que ma famille m'a imposée. Mais, de mon côté, je préfère rester chrétien ». Ce choix est d'autant plus courageux, que les musulmans de sa région ne souhaitent plus travailler avec lui. Il est contraint de chercher du travail dans des régions où personne ne le connaît.  Voilà une attitude qui nous rappelle la parabole de Jésus-Christ où le royaume de Dieu est comparé à une perle. Incontestablement, l'argent du monde entier ne saurait faire changer d'avis Hamid qui chérit sa foi comme une perle de très grand prix.

  • 21. J'ai tout perdu mais j'ai trouvé Jésus !

    Publié il y a 2 ans

    En pleine guerre une mère de famille témoigne : « j'ai tout perdu financièrement, matériellement mais maintenant je suis dans la joie parce que j'ai trouvé Jésus-Christ ». Témoignage.

  • 22. Vietnam : persévérer malgré la persécution

    Publié il y a 2 ans

    Avril 2015 marque le 40eme anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam. Mais la persécution à l'encontre des chrétiens dans ce pays continue.

     

  • 23. Kenya : Réconfortée, elle réconforte

    Publié il y a 2 ans

    Gladys a perdu son mari en 2012. Deux ans plus tard, elle nous donne de ses nouvelles lors d'une interview accordée à Portes Ouvertes.

  • 24. Irak : être chrétienne au Kurdistan

    Publié il y a 2 ans

    Comme Raja, beaucoup de chrétiens irakiens se sont réfugiés au Kurdistan. Elle raconte sa vie au quotidien.

  • 25. Ethiopie : plus que vainqueurs

    Publié il y a 2 ans

    Après avoir été arrêté avec six autres chrétiens, un pasteur éthiopien rappelle comment il est sorti victorieux de cette épreuve.

  • 26. Syrie : l'émouvante lettre d'un pasteur

    Publié il y a 2 ans

    Alep est située au nord-ouest de la Syrie. Actuellement la ville est prise entre deux camps ennemis. L'est d'Alep est aux mains des islamistes alors que l'ouest de la ville est sous le contrôle de l'Etat syrien. Alep est fréquemment bombardée. En avril 2015, un pasteur d'Alep a rédigé un court résumé de son quotidien. Ces écrits ont été reconstitués en Français. On écoute :

    « Après le culte, les gens ont pu rentrer chez eux sains et saufs. Mais au bout de quelques heures un grand nombre de tirs ont commencé et des roquettes ont touché différents endroits. Le lendemain, nous avons découvert que plusieurs églises avaient été visées. Ils étaient à près de 300 mètres de l'église, mais ils se sont retirés. Des bombes explosaient partout. Nous entendions constamment le bruit du bombardement et des tirs. L'odeur de la poudre a rempli les maisons. La poussière causée par  l'effondrement des immeubles couvrait les rues. Les familles ont été choquées. Elles ne savaient pas quoi faire. Nous, en tant que chrétiens, nous continuons à prier. Nous demandons à Dieu des miracles. »

    A Alep, le quotidien est d'autant plus difficile que les habitants doivent faire face à une pénurie d'eau et d'électricité. Il n'y a pas de travail. La situation ne semble pas pouvoir être pire : l'urgence est à la prière. «  Pour moi, en tant que pasteur, je dois savoir quoi répondre aux gens quand ils souhaitent partir et malheureusement je ne peux pas donner de réponses standard. Parfois, je ne sais pas ce qui est le mieux. Que dire aux familles qui ont des enfants en bas âge ? Que dire à ceux qui n'ont pas les moyens de partir alors que les autres sont partis ? Je continue à prier pour que Dieu me donne la grâce, l'espoir, la paix mais aussi la sagesse pour leur apporter de bons conseils. »

  • 27. Tadjikistan : persécuté par son fils

    Publié il y a 2 ans

    Le Tadjikistan est un pays d'Asie Centrale dont on parle peu en matière de liberté religieuse ! Pourtant celle-ci est durement mise à mal. Dans ce pays, 95% de la population se dit musulmane. Les chrétiens d'origine musulmane doivent parfois faire face à la haine dans leur propre famille. Mais la persécution vient principalement du gouvernement. Celui-ci verrouille étroitement la liberté de religion afin de préserver un maximum l'élite au pouvoir aux côtés du président Rahmon. Par exemple en mai 2015, les services secrets du pays ont essayé d'enrôler deux pasteurs afin d'obtenir des renseignements sur l'Eglise Tadjik. Depuis août 2011, toutes les rencontres de jeunes doivent se faire en secret. Les enfants et les adolescents n'ont pas le droit d'assister aux célébrations, ni d'être informés de la croyance de leurs parents. Le permis de construire une église ou d'organiser un rassemblement en extérieur est impossible à obtenir. Alors, les chrétiens s'organisent... C'est le cas de Saïd Aka, âgé de 57 ans. Cet homme de foi, ouvre sa maison depuis 10 ans aux chrétiens de son village pour célébrer un culte dominical. Hélas, depuis que son fils Alimjon a choisi de devenir un musulman radical, ces rencontres sont devenues impossibles. Un jour, des croyants venus chez Saïd ont dû faire face aux violentes menaces d'Alimjon. Aujourd'hui, les chrétiens de cette communauté ne savent plus où se retrouver pour louer Dieu. Saïd Aka est profondément blessé par cette situation. Portes Ouvertes invite les chrétiens du monde entier à prier pour cette communauté afin qu'elle trouve un lieu de culte mais aussi pour la protection de Saïd Aka et de son épouse face à la colère de leur fils, ainsi que pour ce jeune homme âgé de 27 ans.

  • 28. Kirghizistan : âgé de 19 ans, il tient ferme

    Publié il y a 2 ans

    Persécuté par sa famille, une jeune homme âgé de 19 ans est déterminé à tenir ferme dans sa foi.

  • 29. Algérie : la question de trop

    Publié il y a 2 ans

    Une jeune lycéenne a été persécutée après avoir interpellé son enseignant de sciences islamiques sur l'identité de Jésus-Christ.

    En Algérie, Fatiha, une jeune lycéenne Kabyle est devenue chrétienne après avoir écouté une émission diffusée par la chaine de télévision chrétienne (CNA).  Cette nouvelle découverte l'a amenée à interpeller son enseignant de sciences islamiques. Alors qu'il présentait Jésus Christ en tant que prophète, tout en niant  sa divinité et sa mort à la croix, la jeune fille l'a interrompu pour défendre le contraire au moyen de l'Evangile. Cette déclaration était de trop. Le père de Fatiha a été convoqué par le directeur de l'école. Voilà comment cette jeune fille a dû faire face à la pression de son père qui lui a demandé de renier sa foi. Ce que Fatiha a refusé. Cette jeune fille a donc été abandonnée dans la nuit à plusieurs kilomètres de son domicile. Depuis, Fatiha a rejoint sa famille. Elle est interdite de lire la Bible et d'aller à l'Eglise.  Cette lycéenne âgée de 19 ans attend avec impatience les résultats de son  baccalauréat. L'obtention de cet examen,  lui permettrait de rejoindre l'an prochain l'université où elle pourra rencontrer d'autres chrétiens. L'Algérie est en 34ème position de l'Index Mondial de Persécution, un classement qui recense les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi.

  • 30. Philippines : Dieu parmi les « crachats »

    Publié il y a 2 ans

    Il se couchait devant la porte de sa maison pour empêcher ses filles d'aller à l'église ! Cet homme est aujourd'hui pasteur aux Philippines.

    Aux Philippines, la tribu Sama est la plus pauvre et la moins considérée des 13 tribus musulmanes du pays. D'ailleurs, le mot sama signifie littéralement “crachat”. Souvent, quant un Sama se convertit au christianisme, il est rejeté par sa famille et il perd son emploi. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages et les choses faibles du monde pour confondre les fortes, comme nous le montre l'histoire du vieux Misuari qui, de persécuteur est devenu pasteur. Quand Misuari a appris que ses filles s'étaient converties, il a tout fait pour qu'elles renoncent à leur foi en Jésus-Christ. Il les empêchait d'aller à l'église. Sa détermination était tellement forte, qu'il se couchait même devant la porte d'entrée de la maison pour que ses filles ne puissent pas sortir. Et si elles arrivaient à s'échapper et se rendaient quand même dans leur église, il n'hésitait pas à les battre. Mais voilà, un jour cet homme est tombé gravement malade. Il a donc fait appel à ses dieux pour obtenir la guérison. Or, ses offrandes n'eurent aucun succès. Désespéré, il demanda à ses filles de prier pour lui dans le nom de Jésus-Christ. Lorsqu'elles sont arrivées avec le pasteur, cet homme avait perdu connaissance et semblait mort. Mais après la prière, Misuari est soudain revenu à lui. Aujourd'hui, ses trois enfants sont très impliqués dans une église de maison. Quant à Misuari, il est devenu pasteur. Voilà comment, cette famille Sama est aujourd'hui convaincue d'être cohéritière de Jésus-Christ, membre du royaume de Dieu et non-pas « un crachat », inutile à la société comme on souhaitait lui faire croire.

  • 31. Iran : pas « d'ouverture » pour la liberté de religion

    Publié il y a 2 ans

    Alors que l'Iran semble s'ouvrir au reste du monde, le regard du régime sur la liberté de religion ne change pas. Dans ce pays, de nombreux chrétiens sont emprisonnés en raison de leur foi.

  • 32. Kirghizistan : battue par ses proches

    Publié il y a 2 ans

    Rouée de coups par sa famille, une jeune fille Kirghize garde une attitude positive. Zoom sur la persécution au Kirghizistan.

    Batima est étudiante. Il y a environ un an, cette jeune fille a choisi de devenir chrétienne. Une nouvelle qui a suscité la colère de sa famille. Invitée par ses parents, Batima a été prise dans un guet-apens familial. Ses frères ainés et sa soeur l'ont sauvagement battue afin de l'obliger à renier sa foi chrétienne. En fuite, cette jeune fille a trouvé refuge auprès de chrétiens qui pourvoient aux soins médicaux de base dont elle a besoin. Malgré les blessures infligées et en dépit d'une situation familiale complexe, Batima continue de garder un état d'esprit positif.
     
    Un de ses proches amis demande à ce que le Corps du Christ intercède pour sa santé, son rétablissement mais aussi pour que ses frères et sa soeur prennent conscience de la gravité de leurs agissements. Jusqu'à récemment, l'Eglise au Kirghizistan bénéficiait d'une relative liberté d'expression et des meilleures conditions de toute l'Asie centrale. Désormais, l'étau commence à se resserrer.
     
    En 2015, une nouvelle loi a été adoptée visant à restreindre le financement des ONG par des fonds provenant de l'étranger. Ce type d'ONG doit être déclaré auprès du gouvernement en tant qu' « agent étranger ». Cette expression était utilisée sous le régime soviétique pour qualifier les « espions ». Les associations chrétiennes du pays pourraient être touchées par cette loi.

    Un projet de loi est en cours. Celui-ci attribuerait une reconnaissance officielle seulement aux églises composées de plus de 500 membres. Si ce projet de loi est adopté, toutes les églises de ce pays perdraient leur reconnaissance officielle.

  • 33. Sud-Soudan : enfin, chez eux

    Publié il y a 2 ans

    Les pasteurs sud-soudanais Michaël Yat et Peter Yen ont enfin pu rentrer chez eux le 19 août. Ils ont échappé à la peine de mort.

  • 34. 370 000 chrétiens d'origine musulmane en Iran

    Publié il y a 1 an

    FR : Clémence, nous prenons la direction de l'Iran …

    CM : Oui, si vous vous rendiez dans ce pays et que vous visitiez des églises arméniennes et assyriennes, vous vous diriez mais comment l'Iran, peut-il être le 7ème pays où les chrétiens sont le plus persécutés au monde ? C'est vrai, ils ne peuvent pas faire le culte dans la langue farsi, langue nationale des iraniens, mais après tout, ils sont reconnus par l'Etat, ils peuvent célébrer des fêtes chrétiennes ou encore gérer des écoles religieuses. Mais si vous restiez davantage, vous verriez que les chrétiens sont régulièrement  harcelés par la police et très surveillés. Vous rencontreriez aussi des chrétiens d'origine musulmane. Et là, vous changeriez d'avis. Ils sont environ 370 000. C'est une estimation. Ces chrétiens « oubliés » se retrouvent secrètement car le gouvernement les recherche. On leur reproche d'être sortis «  de la maison de l'islam ».  L'islam chiite est la religion d'Etat en Iran.

    FR : Et leur statut est assez particulier …

    CM : Ces chrétiens, nouveaux convertis, vont être considérés comme impurs, particulièrement dans les zones rurales et les villes conservatrices du Nord du Pays. Là-bas on y pratique un islam radical. Il est aussi possible qu'on refuse de leur serrer la main, de les toucher ou même de manger leur nourriture … ils attirent la honte sur leur famille. Ce sera donc très difficile pour eux d'avoir un travail. De toutes façons, si le gouvernement la découvrait et s'ils parlaient de leur foi à d'autres, ils iraient en prison.

    FR : La situation est difficile, avons-nous quelques chiffres ?

    CM : En Juin 2015, on estimait que 92 chrétiens étaient détenus en raison de leur croyance. Certains sont inculpés : «d'Atteinte à la sécurité de l'Etat»,  ou encore «d'insultes à la mémoire de l'ayatollah Komeini, d'insultes au chef suprême de la République Islamique ».

    FR : Et pourtant, il y a une lueur d'espoir …

    CM : Mais au milieu de ces épreuves, de ces déserts, un grand nombre de chrétiens tiennent fermes dans leur foi. Et pas seulement, certains évangélisent, d'autres deviennent pasteurs. Comment font-ils pour trouver autant de force dans leur foi ?

    FR : Vous auriez un témoignage du terrain ?

    CM : Gilbert Hovsepian qui est le fils d'un pasteur assassiné pour sa foi, viendra témoigner au Week-end annuel de Portes Ouvertes. C'est l'occasion idéale de venir contempler l'œuvre de Dieu au milieu de la fournaise.

    FR : Un rendez-vous à ne pas manquer, d'autant plus que des bus seront affrétés de différentes régions notamment Strasbourg, Valence, Lyon. Des tarifs de groupe aussi seront appliqués sans oublier l'accueil de vos enfants de 7 à 14 ans. Clémence MARTIN, je vous laisse le mot de la fin.

    CM : Je ne peux que vous encourager à réserver les dates du 31 Octobre et du 1er novembre. C'est en région parisienne à Dammarie Les Lys et plusieurs témoins de l'Eglise persécutée viendront témoigner.

  • 35. Indonésie : 2 églises brûlées en 3 mois

    Publié il y a 1 an

    Deux églises ont été brûlées en l'espace de trois mois dans le département d'Aceh Singkil. En tout 10 églises sont aujourd'hui menacées.

    En Indonésie, les églises de la province d'Aceh et plus particulièrement du département d'Aceh Singkil sont particulièrement visées par des extrémistes islamiques. Dans cette province, qui est la seule à appliquer la charia, l'église HKI a été brûlée en octobre 2015. Avant l'incident, un pasteur témoigne avoir vu une centaine de personnes manifester devant un hôtel de police et une administration pour demander la fermeture de toutes les églises du département. Le département d'Aceh Singkil comprend 10 églises. L'une d'entre elles, l'église GKPPD a été brûlée pour la troisième fois en trente ans, le 18 aout 2015. Ce jour-là, les policiers avaient découvert une machette et les traces de véhicules sur le site de l'incendie criminel. Pourtant, ils ont déclaré, par crainte des extrémistes islamiques, que le sinistre avait été produit par un court-circuit. Les 350 chrétiens de cette église ont alors acheté une bâche en plastique sous laquelle ils se réunissent dans la cour de l'église, protégés par des policiers. Le pasteur de cette communauté déclare : « J'encourage notre assemblée à ne pas céder à la tentation de la vengeance, si nous répondons par la violence, en quoi serions-nous différents de ceux qui nous ont agressés ? » Il ajoute : « Ce qui m'encourage, c'est de savoir que partout dans le monde, nos frères et nos sœurs sont en train de prier pour nous. Priez pour que Dieu touche les cœurs de nos persécuteurs afin qu'ils se tournent vers lui. » L'Indonésie est un pays classé en 47ème position de l'Index Mondial de Persécution, un classement qui recense les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

  • 36. Inde : à 4h du matin, ils louent Dieu

    Publié il y a 1 an

    Le point sur la situation de l'Eglise en Inde dans le cadre d'une série d'interview réalisée par Phare FM MONS. Un pasteur d'Inde sera présent au Week-End Annuel de Portes Ouvertes en région parisienne fin octobre.

    FR : Bonjour Clémence, lorsqu'on pense à l'Inde, on pense aux vacances, à la détente, mais ce n'est pas toujours facile dans ce pays ?

    CM : Oui c'est vrai lorsqu'on pense à l'Inde, on pense à  ses couleurs, à  ses éléphants mais on ne réfléchit pas à son intransigeance face aux religions différentes de l'hindouisme.

    Et pourtant ! L'objectif du premier ministre, Narendra Modi et de son gouvernement est claire : l'Inde doit être aux  hindous. Il veulent « hindouiser » le pays tout entier. Ce processus a déjà commencé. Tout se prépare clandestinement, imperceptiblement, même si on ne le voit pas pour l'instant. Par exemple, ils font pression sur le ministère éducation pour introduire les enseignements de la Bhagavadgita l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme. Ils tentent même de noyauter l'administration et le système judicaire et dans beaucoup d'autres domaines, le gouvernement pousse son programme d'hindouisation.

    FR : Et les choses s'intensifient de plus en plus ?

    CM : En Inde, plusieurs organisations militantes hindoues s'engagent dans des campagnes de reconversion. Leur slogan est simple : Gar Wapsi. Ce qui signifie : rentrez à la maison. Ce qu'on peut comprendre clairement par : « revenez à l'hindouisme ». De nombreux faits de persécution se sont produits sans que la police ne fasse une enquête ou que l'administration n'intervienne dans ce genre de cas. Des chrétiens  ont été agressés, attaqués pendant les services religieux, les pasteurs ont été roués de coup.

    FR : La situation n'est pas nécessairement plus calme dans les campagnes ?

    CM : Dans certains villages au centre et au  Nord de l'Inde des chrétiens ne peuvent pas célébrer leur culte le dimanche. Lorsque nous rencontrons des chrétiens dans les villages, ils nous disent qu'ils sont obligés de se réunir à l'aube à 4 heures du matin pour rendre un culte à Dieu. Ils n'ont pas de pasteur pour les instruire. Ils lisent la bible, la méditent et louent Dieu. C'est de cette façon qu'ils grandissent. Ces gens sont vraiment dans le besoin. Ils n'ont plus de travail et doivent trouver des moyens de subsistances. Beaucoup ont été marginalisés  et exclus par la société. Certains doivent fuir leur village pour sauver leur vie car ils sont régulièrement attaqués avec beaucoup de brutalité.

    FR : Force est de constater que l'église n'est pas vraiment riche

    CM : Elle est même pauvre et très jeune car elle compte beaucoup de nouveaux convertis. Et il faut les instruire. L'Inde a besoin de pasteurs qui prennent la responsabilité de l'Eglise locale.

    FR : l'Eglise est littéralement persécutée en Inde !

    CM : Effectivement, comment réagiriez-vous si votre gouvernement vous interdisait d'être chrétien ou s'il planifier d'anéantir le christianisme ? C'est ce défi auquel sont confrontés les pasteurs, évangélistes et les chrétiens du pays.  Ils doivent apprendre comment tenir ferme dans ces temps de restriction et de persécution.

    FR : La température du terrain pourra être prise aussi lors du Week-End Annuel de Portes Ouvertes ?

    CM : Un pasteur Indien viendra au Week-End Annuel de Portes Ouvertes, les 31 octobre et 1er novembre 2015. Lorsqu'on pense à l'Inde, oui c'est vrai, les prochaines années semblent noires pour les chrétiens en Inde. Mais Dieu est puissamment à l'œuvre et c'est ce dont viendra parler ce chrétien Indien les 31 octobre et 1er novembre en région parisienne.

    FR : Des rencontres riches en émotions. En tout cas Portes Ouvertes fête ses 60 ans et les petits plats dans les grands ont été mis avec notamment des bus, des garderies, et beaucoup d'autres choses Clémence…

    Exactement, ces bus partent de Strasbourg, Valence et Lyon et comme vous venez de le dire, on a vraiment réfléchi à cette organisation pour que les familles puissent venir alors n'hésitez plus, venez en famille.

  • 37. Pakistan : 4 menaces contre les chrétiens

    Publié il y a 1 an

    Au Pakistan, les chrétiens doivent faire face à 4 principales menaces. La première menace :

    les lois anti-blasphème. Chaque chrétien vit dans la peur d'être accusé de blasphème contre l'islam, le prophète de l'islam ou le Coran. Il suffit d'une simple altercation avec son voisin, pour se retrouver traduit en cour de justice. Par exemple, Le 16 septembre 2015, une lettre anonyme arrivée au poste de police de Changa Manga affirmait que Saleem, un chrétien pakistanais, avait brûlé des pages de la Bible et du Coran. Après investigations, les policiers ont découvert que le véritable mobile de cette lettre était d'expulser ce chrétien de son domicile. 

    En plus des lois anti-blasphème, les chrétiens sont également la cible des talibans, seconde menace, et du groupe Etat Islamique, 3ème menace. Le gouvernement pakistanais est-il prêt à protéger la communauté chrétienne de son pays ? Un pasteur nous répond :

    « Officiellement le gouvernement veut protéger les chrétiens mais il ne dispose pas des ressources nécessaires. Ils ont dit ouvertement aux institutions et aux églises qu'elles devaient assurer elle-même leur protection. Le gouvernement n'en a pas les moyens. Les effectifs des policiers est insuffisant car la majorité de la population est musulmane et les chrétiens ne représentent qu'un petit groupe peu nombreux. Il y a beaucoup de propagande anti-chrétienne qui circule affirmant que les chrétiens ne sont pas vraiment des amis des musulmans. »

    Le sentiment anti-chrétien qui sévit au Pakistan constitue la 4ème menace contre les chrétiens. Face à ces menaces qui fragilisent l'Eglise, nos prières sont très importantes. Elles leur permettent de tenir et d'être victorieux face à la peur. 

  • 38. Syrie : « Si je reste... C'est pour l'Eglise de Jésus »

    Publié il y a 1 an

    FR : Nous prenons la direction de la Syrie, aujourd'hui, un pays qui brûle toujours ?

    Dans ce pays, la situation ne fait qu'empirer et le cri des chrétiens d'Alep devient de plus en plus fort. En 4 ans de guerre civile, 63 églises ont été fortement endommagées ou même totalement détruites. Ces églises n'ont pas toutes été visées intentionnellement mais les témoins ont affirmé qu'à plusieurs reprises les églises ont été ciblées en raison de leur appartenance religieuse, les croix ont été abattues et brûlées et certaines églises ont même été réquisitionnées pour un usage militaire.

    FR : Quel est le chiffre des chrétiens qui ont dû fuir le pays ?

    CM : Nous estimons que 700.000 chrétiens ont fui le pays. Pourtant, des pasteurs font le choix de rester. Un pasteur éprouvé mais déterminé a écrit : «  Si je reste ... C'est pour l'Eglise de Jésus, pour que son message continue d'être une lumière qui guide ceux qui ont peur et qui sont perdus. Si je reste ... C'est parce que la moisson est grande... La souffrance est immense... Une plaie profonde, un sentiment de désespoir. Si je reste … C'est pour suivre l'exemple de mon Maître, qui faisait le bien autour de lui, qui guérissait tous ceux qui étaient sous la domination du mal. Si je reste, c'est parce qu'il y a beaucoup de travail, beaucoup d'âmes à sauver, comment quelqu'un dans ma situation pourrait-il partir ? Seigneur, donne-moi la force ! ».

    FR : Comment les pasteurs réagissent-ils face à tant de pression ?

    CM : Ce sont les questions qui seront abordées lors du Week-end annuel de Portes Ouvertes. L'an dernier, le pasteur Ibrahim avait dit lors du Week-end annuel de Portes Ouvertes : « Nous croyons que Dieu a un plan formidable pour notre pays et c'est Lui qui a le contrôle sur toutes choses. L'ennemi des âmes prévoit pour nous des plans de Malheur, de destruction mais Dieu les change en Bien. Je crois que tout ce qui se passe en Syrie, Dieu va l'utiliser pour la bénédiction de l'Eglise là-bas. Car Je crois que Dieu est Bon, que Dieu est Juste et que Dieu est fidèle. » Il avait ajouté : «  Nous, en tant qu'église, notre seul arme c'est la Parole de Dieu. Nous n'avons pas d'autres armes. ».

    FR : Est-ce que  la plupart des chrétiens trouvent encore la force de s'accrocher à la Bible en Syrie ? Est- ce qu'ils veulent vivent le livre, est-ce qu'ils arrivent à le faire, alors que la guerre dure depuis 4 ans ?

    CM : C'est de ces questions que viendra parler le pasteur Séraphim. Il sera présent au Week-end annuel du 31 octobre au 1er novembre 2015.  Ce pasteur œuvre depuis 1997 dans ce pays. Il fait partie du réseau de partenaires avec lesquels Portes Ouvertes travaille à l'intérieur de la Syrie.

    FR : La Syrie, c'est particulier pour ce personnage biblique Saul qui par la suite est devenu Paul, un persécuteur devenu chrétien ?

    CM : Oui, c'est vrai. En Syrie, Saul, le persécuteur est devenu chrétien. Aujourd'hui l'ensemble de la communauté chrétienne ploie sous la pression d'une guerre qui semble interminable, mais l'espoir demeure. Alors, ne manquez pas le Week-end Annuel, le pasteur Séraphim sera présent ainsi que plusieurs autres orateurs des points les plus chauds de la planète. Ensemble, ils viendront parler de l'œuvre de Dieu dans la fournaise.

    FR : Pour ce week-end, tout est prévu pour le plus grand nombre, notamment des bus ?

    CM : ces bus partiront de Strasbourg, Valence et Lyon . Alors  ne manquez pas de venir en famille, tout a été prévu pour  transmettre la flamme des cœurs pour l'Eglise persécutée à la nouvelle génération.

  • 39. Syrie : face à nos limites, la prière.

    Publié il y a 1 an

    En Syrie, la guerre civile a déjà fait 220 000 morts. Près de 12 millions de personnes ont fui devant les violences, 4 millions sont parties à l'étranger, presque 8 millions sont déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Derrière ces chiffres, il y a le quotidien de milliers de Syriens qui vivent sous les bombes. Tous les jours ils perdent des membres de leur famille, des amis, des connaissances. Dans un tel climat, on peut se demander comment les chrétiens tiennent-ils bon ? Et pourquoi certains restent-ils en Syrie au lieu de fuir pour sauver leur vie ?

    Sarah, une jeune syrienne de 20 ans nous donne un éclairage, elle témoigne : “C'est la prière qui nous fait tenir. Je sais que, grâce à la prière, le Seigneur me protégera et prendra soin de moi. La prière fait bouger la main de Dieu. Quand je suis confrontée à une situation dangereuse, j'envoie un texto à mes amis pour qu'ils prient pour moi.”

    Une confidence qui va dans le sens d'Edward, un pasteur de Damas. Il explique : « Ce n'est pas par notre propre force que nous sommes ici. C'est l'intervention de Dieu dans nos vies. Vos prières nous encouragent. A travers elles, nous pouvons encourager les autres. »

    Face à des situations qu'ils n'auraient jamais imaginées au début de la guerre, il y a plus de quatre ans, beaucoup de chrétiens confrontés à leurs propres limites d'ordre psychologiques émotionnelles ou même physiques constatent une intervention divine dans leur vie. Celle-ci leur donne le moyen de persévérer et de vouloir vivre l'Evangile au cœur de la tourmente. Parfois, ce sont mêmes leur perspective du conflit qui est renouvelée, comme ce pasteur de Damas qui confie à Portes Ouvertes : « Nous pouvons dire que, pour tous les pasteurs qui restent en Syrie, ce n'est pas un sacrifice mais un privilège ».

  • 40. Algérie : Un quinquagénaire endure la persécution pour sa foi

    Publié il y a 1 an

    Un quinquagénaire endure la persécution sur son lieu de travail mais aussi au sein de sa famille depuis qu'il a choisi de devenir chrétien.

  • 41. Nigeria : comment ne pas céder à la peur ?

    Publié il y a 1 an

    Découvrez l'extrait de l'interview d'Ibrahim, un chrétien du Nigéria. Ibrahim a failli être assassiné trois fois. Ce pasteur exerce son ministère dans l'Etat de Borno où sévit la secte islamiste Boko Haram. Interview enregistrée lors d'une table ronde au Week-End Annuel de Portes Ouvertes.

    - Vous exercez votre ministère sous la menace permanente des islamistes, comment faites-vous pour ne pas céder à la peur ?

    Alléluia. Pour le moment, ce n'est pas facile. Mais j'aimerais commencer par ceci : quand la parole de Dieu est en vous par le Saint-Esprit, la Parole de Dieu garde votre foi. Si vous êtes confiant dans votre foi, alors, je dois vous confesser que c'est facile. Parce que la Bible dit dans le psaume 27 au verset 3 que même si les difficultés arrivent, je garderai confiance (Si une armée se campait contre moi, mon cœur n'aurait aucune crainte; si une guerre s'élevait contre moi, Je serais malgré cela plein de confiance. Psaume 27 verset3).

    Quand je lis ce livre et que je l'applique à ma foi, je mémorise ces versets. On entend parler de la persécution qui vient d'ici, de la persécution qui vient de là. Je me dis qu'en mémorisant ces versets, cela m'aidera quand la persécution viendra. Actuellement, ce n'est pas facile du tout mais c'est une partie de l'épreuve de la foi. La Parole de Dieu dit : « Combat le bon combat de la foi ». (…)

    - Où allez-vous chercher cette force, lorsque vous travaillez pour celles et ceux qui ont tout perdu pour leur foi et comment les aidez-vous à réagir dans ces circonstance ?

    La Bible dit : « On doit être prêt à quitter son père, sa mère et tous ses biens pour être prêts à suivre le Seigneur ». C'est cela la foi chrétienne. En tant que pasteur, nous devons aider les autres en temps de persécution. La Bible dit : « Bénis soient ceux qui sont persécutés car ils hériteront du royaume de Dieu. » On considère la persécution comme le chemin qui nous mène au ciel. On sait que les temps de la fin arrivent alors on boucle notre ceinture pour aller au ciel. (…)

    - C'est interpellant de voir que dans la persécution, vous êtes plus que joyeux ?

    Gloire à Dieu. Je ne suis pas seulement joyeux, tous les chrétiens sont joyeux. Quand nous n'étions pas persécutés, les chrétiens étaient endormis. Aujourd'hui, on n'a pas besoin de se battre pour que les chrétiens viennent prier,  pour qu'ils viennent ensemble.  (…)

    - Comment pouvons-nous prier pour les chrétiens au Nigéria ?

    Les dommages sont faits. Nos églises sont vandalisées. La liberté des chrétiens a cessé dans le Nord-Est du Pays. On repart de zéro. Pour rebâtir et cela prend du temps. Nous avons sérieusement besoin de prière. Les maisons sont détruites, les écoles sont détruites. On a vraiment besoin de la prière pour rebâtir, reconstruire l'église.

  • 42. Syrie : 5eme Noël dans la guerre

    Publié il y a 1 an

    Epuisés mais non anéantis, les chrétiens syriens s'apprêtent à célébrer leur cinquième Noël en pleine guerre.

    Le 24 décembre au soir, de nombreux chrétiens célèbrent la naissance de Jésus-Christ. La naissance d'un Sauveur, venu apporter la paix. Celle de la réconciliation avec Dieu. Depuis 5 ans, en pleine guerre, des chrétiens syriens, épuisés, mais non anéantis, continuent de fréquenter une église. Personne ne peut leur voler l'assurance d'être un jour délivré des affres de ce monde, pour entrer dans de verts pâturages, ceux de l'éternité, comme le promet le 23ème psaume du livre des Psaumes dans la Bible. Pour le moment, l'heure est à la persévérance. Les chrétiens Syriens veulent expérimenter la paix du Christ en tout temps et pour cela, ils demandent les prières de l'Eglise. A l'instar de ce pasteur qui rappelle : « Nous vivons dans une situation de désespoir mais nous sommes riches à cause de vos prières… ».  Ils veulent apprendre à persévérer dans leur attachement à Dieu et placer leur confiance en lui, malgré la famine, les tirs de roquettes et les bombes. Le quotidien des syriens est terriblement difficile. A Alep par exemple, les légumes et les fruits sont des denrées rares. L'eau courante, l'électricité manquent terriblement. Le silence, noyé dans des bruits de guerre, ne semble pas exister. Il est probable que de nombreux chrétiens syriens vont célébrer Noël sans leurs proches, soit parce que ces derniers sont partis à l'étranger, soit parce qu'ils sont décédés des suites de la guerre. D'autres, prendront peut-être, le risque de les rejoindre. Ils devront traverser de nombreux checkpoint et braver les rapts et les éventuels tirs de sniper du groupe Etat Islamique. Mais Noël, restera Noël et la communauté chrétienne n'omet pas de célébrer la naissance de son sauveur : Jésus-Christ,  le prince de la Paix.

  • 43. 5 leçons de l'Eglise persécutée

    Publié il y a 1 an

    Ron, pasteur néerlandais, partage les cinq leçons qu'il a apprises sur l'Eglise persécutée. Message délivré lors du dernier Week-End Annuel de Portes Ouvertes.

    C'est un vrai privilège que de pouvoir être là au milieu de vous. Je me sens tout à fait chez moi, car je viens des Pays Bas de l'équipe Portes Ouvertes des Pays-Bas. En ce qui me concerne Portes Ouvertes a commencé quand j'ai rencontré pour la première fois ce vieillard que vous venez de voir (Frère André), c'était il y a environ 10 ans. J'étais pasteur d'une église dans la ville où il résidait.

    Et puis, un dimanche, à la fin du culte, il s'est approché de moi, il m'a serré la main. Il s'est introduit en me disant : «  Bonjour Ron, je suis Frère André » mais je ne connaissais aucun Frère André.

    Je me suis dit : « Mais qu'est-ce qu'il veut ? » Pour raccourcir une longue histoire, à partir de là, a commencé notre chemin d'amitié. Vous savez, lorsque vous rencontrez Frère André et lorsque vous devenez son ami, aussitôt il vous donne une mission. Au bout de quatre semaines, il s'est tourné vers moi et m'a dit : «  Veux-tu être formateur d'autres pasteurs ? » Alors, je me suis dit que j'allais lui répondre comme il répond toujours : « Oui ! ». Et je suis parti.

    Ce fut ma première expérience aux côtés de l'Eglise persécutée. Je pense qu'il s'est passé chez vous la même chose que pour moi lorsque vous avez eu pour la première fois contact avec l'Eglise Persécutée. Cela transforme votre propre cheminement avec Dieu. Peut-être allez-vous vous identifier à la première question qui m'est venue lorsque j'étais devant des pasteurs ayant vécu la persécution ?

    Tout le temps, la même question me revenait en tête : « Et moi que ferai-je dans la même situation ? Serai-je un croyant aussi affermi qu'eux ? Serai-je capable de rester fidèle à Dieu s'il s'en prenait à mon épouse ? À mes enfants ? Comment réagirai-je si on me jetait en prison et si j'ignorais comment je pourrai en sortir ? » Dans les premiers temps où j'ai fait la connaissance de l'Eglise persécutée, c'était une question lancinante qui a fini presque par m'étourdir. Je ne voulais même plus penser à ce que, moi, je ferai si je me retrouvais dans la même situation qu'eux.

    Je leur ai dit : «  Mais est-ce qu'à vous il ne vous est jamais arrivé de penser à toutes ces épreuves par lesquelles vous passez maintenant et comment vous réagiriez alors ? » Et vous savez c'est une question que j'ai posé à tout un tas de gens et à chaque fois j'ai reçu la même réponse : «  Tu ne sauras jamais tant que tu n'y es pas »  et à ce moment tu découvriras que ce n'est pas la fermeté de ta foi mais que c'est la fermeté de la foi que Dieu te donne qui te permettra de résister.

    Cela fait partie du ministère de Portes Ouvertes parce que ce ministère est à double volet. Tout d'abord, il s'agit de fortifier l'Eglise persécutée. Et c'est à cela que Frère André a été appelé au début : «  Raffermis ce qui est sur le point de mourir ». Mais en même temps, c'est aussi la mission de Portes Ouvertes de préparer l'Eglise du monde occidental, soit disant libre, de la préparer à la persécution. Parce qu'en fait la bataille est la même que ce soit sur le terrain de l'Eglise persécutée ou pour vous ici en France. Alors, certes, pour les églises persécutées c'est un combat qui se livre d'une façon plus ouverte, plus visible et pour vous c'est plus subtil. Bien souvent, ces pasteurs persécutés me disent : « Averti ton Eglise ».

    J'aimerais donc vous parler de 5 leçons que j'ai apprises auprès de l'Eglise persécutée. Une église qu'il m'est donné de visiter une semaine par mois. Cela me permet d'en rencontrer beaucoup et d'en apprendre beaucoup…  

  • 44. Inde : victoire en Jésus-Christ

    Publié il y a 1 an

    Sunder, directeur de Portes Ouvertes en Inde fait un état des lieux de la persécution dans son pays. Il finit par une puissante exhortation :« l'Eglise a déjà remporté la victoire en Jésus-Christ ! »

     En Inde, depuis l'élection du premier ministre Narendra Modi en mai 2014, les exactions contre les chrétiens augmentent. Des organisations militantes nationalistes hindoues mènent des campagnes de reconversions forcées à l'encontre des chrétiens. L'Inde n'est donc pas un pays de tous repos pour le christianisme. Explications de Sunder, responsable d'église en Inde : « La situation des chrétiens ordinaires a dégénéré très rapidement et ils rencontrent beaucoup de difficultés. Ils ont été agressés, attaqués, pendant les services religieux, les pasteurs ont été roués de coup. Ils sont boycottés dans la société, on refuse de leur donner du travail dans les champs. Et ceux qui ont un petit commerce ne réussissent pas à faire des affaires car la société les boycotte. Dans certains villages au centre et au Nord de l'Inde, des chrétiens ne peuvent pas célébrer leur culte le dimanche. On leur interdit de tenir des cultes d'adoration aux villages et on interdit à bons nombres d'évangélistes et de pasteurs d'entrer dans ces villages. » Sunder finit par une puissante exhortation: « l'Eglise a déjà remporté la victoire en Jésus-Christ et nous devons nous accrocher à cette victoire alors priez pour que l'Eglise en Inde soit unie, priez pour les différentes missions que leur ministère soit pertinent pour les gens et priez pour les pasteurs, les évangélistes, les responsables d'églises afin qu'ils apprennent comment aider les gens à tenir ferme dans la persécution. »

  • 45. Nigéria : Témoignage d'une captive de Boko Haram

    Publié il y a 1 an

    « Dieu a épargné ma vie dans un but précis » affirme Mercy, une chrétienne rescapée de la secte islamiste Boko Haram. Voici son histoire :

    Mercy a 22 ans, elle vit au Nigéria. En juin 2014, les militants de Boko Haram ont fait irruption dans son quartier au cœur de la nuit. Mercy se souvient très bien, elle explique que “Tous les habitants de la ville couraient dans tous les sens pour se sauver. Elle et son père ont été séparés. Elle n'a plus jamais eu de nouvelles de son père, sans doute assassiné en raison de sa foi. Ce soir-là, les assaillants ont enlevé Mercy ainsi que d'autres femmes. “ 

    Ils leur ont demandé si elles étaient prêtes à devenir musulmanes, à épouser des membres de Boko Haram. Mercy a confié à Portes Ouvertes, qu'elle les avait suppliés de lui permettre de rester chrétienne, en vain. Ils l'ont battue et lui ont sommé de ne plus jamais mentionner le christianisme dans le camp.

    Quelques temps plus tard, ils lui ont donné un mari. Durant sa captivité, Mercy a vu des hommes se faire tuer parce qu'ils refusaient de renier Jésus-Christ. Mercy quant à elle, n'arrivait pas à supporter la torture. Alors, elle se pliait à leurs exigences.

    A côté de cela, elle priait, jeûnait comme jamais auparavant et suppliait Dieu d'intervenir.

    Au bout de cinq semaines de captivité, le gouvernement Nigérian a décidé d'intensifier son intervention militaire. C'est ainsi qu'une bombe est tombée sur la maison où Mercy était retenue en captivité. Tous ont perdu la vie, sauf elle.

    Par la suite, cette jeune femme a été prise en charge dans un camp pour personnes déplacées. Puis une église a fait tout son possible pour l'aider.

    Mercy est maintenant confrontée à de nombreuses incertitudes, mais, parce qu'elle a vu la miséricorde de Dieu à l'œuvre dans sa vie, elle Lui fait confiance pour son avenir et déclare : « Dieu a épargné ma vie dans un but précis ». 

    Il est possible d'écrire à Mercy, plus d'information dans la rubrique "Agir" du site web de Portes Ouvertes.

  • 46. Peut-on tout pardonner ?

    Publié il y a 1 an

    En Centrafrique, le frère de Néhémie a été égorgé et jeté dans un puits. Néhémie, qui est pasteur, a pardonné aux assassins de son plus jeune frère. Un témoignage bouleversant.

    Peut-on tout pardonner ? Lorsqu'une personne a été gravement blessée, le pardon devient difficile. Alors est-il vraiment sage de tout pardonner ? Quelqu'un a dit que ne pas pardonner, c'était comme boire du poison. Néhémie est un chrétien centrafricain, son frère a été lâchement assassiné. Pourtant, il a choisi de pardonner. Il nous explique :

    « Le pardon est une exigence de Dieu et si on est réellement chrétien, on doit obéir. « Non pas ce que nous voulons… Mais c'est ce que Dieu veut ». Nous devons pardonner. Parce que si nous pardonnons aux autres, la Bible dit que notre Père qui est aux cieux va nous pardonner aussi nos péchés et nos offenses. On ne peut pas aller à gauche et à droite. Nous sommes dans l'obligation de pardonner à nos bourreaux. Moi-même, je vous assure que l'Esprit de Dieu m'a aidé à pardonner aux bourreaux de mon petit-frère. Mon cadet. Le cinquième enfant après moi a été égorgé. Et son corps jeté dans un puits. Les parents voulaient récupérer le corps pour l'enterrer dignement. Mais ils n'ont pas pu parce qu'on voulait encore les tuer à coup de fusil. Cela nous a fait beaucoup de mal. Mais quand je suis revenu à la Parole de Dieu, la Parole de Dieu m'a exigé de pardonner à nos bourreaux. Et nous continuons à Pardonner car c'est Dieu qui nous le demande. Ce n'est pas un homme qui nous demande de pardonner, nous devons pardonner parce que c'est Dieu qui nous le demande. »

  • 47. Mexique : en réponse à la persécution

    Publié il y a 1 an

    Partout dans le monde, les chrétiens font l'objet de persécution au travers de différentes méthodes. En réponse à ces stratégies de persécution, l'Eglise utilise la prière. Exemple avec le Mexique.

    Lorsque l'on regarde le phénomène de la persécution des chrétiens, on constate que plusieurs méthodes sont utilisées par les persécuteurs.

    Prenons trois d'entre-elles :

    La première, les persécuteurs cherchent à être bien financés afin d'exercer une pression toujours plus forte sur la communauté chrétienne. Par exemple le groupe EI. En plus des revenus que ce groupe tire du pétrole, celui-ci continue d'enlever des chrétiens contre rançon. Plus de 300 chrétiens ont ainsi été enlevés en Syrie.
    Autre exemple : en Amérique Latine, des cartels de la drogue dirigent des régions entières et obligent même les églises à payer un impôt.

    La seconde : surveiller et intimider les chrétiens.
    Il faut savoir que les Etats d'Asie Centrale emploient des tactiques de plus en plus sophistiquées. En donnant une maison ou une voiture à un pasteur bien connu sans que lui-même sache qui est à l'origine du présent. De cette façon, ces états sèment la suspicion au sein de l'église en faisant croire que le pasteur est au service du gouvernement.

    Et enfin une troisième méthode : pratiquer le nettoyage ethnique : au Nord, au Nord-Est et dans la ceinture centrale du Nigéria, en Syrie, en Irak, au Soudan (dans les monts Nouba), en Somalie, dans le Nord-Est du Kenya, la persécution des chrétiens est systématiquement encouragée dans le but de leur faire quitter un territoire, voire de les exterminer.

    De son côté, l'Eglise connaît un moyen bien efficace pour contrer ces méthodes de persécution : il s'agit de la prière.
    Prenons l'exemple du Mexique, A Monterrey, les pasteurs se sont réunis et ont prié pour les chefs de gangs. Aujourd'hui cette ville est plus sûre et les gangs ont perdu du terrain. En agissant ainsi, ils répondent à l'une des exhortations de Jésus-Christ dans les Evangiles : « faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ».

  • 48. Iran : « chaque jour en prison était une leçon ! »

    Publié il y a 1 an

    Reza a été condamné à l'isolement en raison de ses activités pastorales. Chaque jour en prison était une nouvelle leçon pour lui.

    Rasé est vêtu d'un uniforme bleu et blanc, l'homme se reconnaît à peine lorsqu'il se découvre dans le rétroviseur d'une voiture après plusieurs jours d'emprisonnement. Pourtant c'est bien lui, Reza, chrétien iranien. Ce père de famille a été emprisonné à cause de ses activités pastorales dans une église clandestine en Iran. Dans son église, tous les chrétiens ont abandonné la foi musulmane pour se tourner vers le christianisme. C'est ce que le gouvernement iranien leur reproche. Et ce choix peut leur coûter très cher s'ils choisissent d'en parler autour d'eux, ou pire encore, de devenir pasteur comme Reza. Ce chrétien a été emprisonné dans l'une des pires prisons d'Iran : la prison d'Evin. Là-bas, il était condamné à l'isolement. Il n'y avait pas de bible et personne avec qui partager sa foi. Reza avait mémorisé beaucoup de versets bibliques. Cela lui permettait de tenir ferme. Parfois, l'épreuve était si difficile qu'il se demandait s'il allait survivre. Il se souvient d'une nuit en particulier, lorsqu'il a entendu son voisin se faire battre. A cet instant, il s'est rendu compte de sa vulnérabilité comme jamais auparavant. Ce fut un profond moment de repentance. Il demanda pardon à Dieu pour toutes les fois où il avait placé sa confiance en autre chose que la présence de Jésus-Christ dans sa vie. Chaque jour en prison était une nouvelle leçon pour lui. Il confie : « Oui, le combat est réel en prison, l'ennemi de nos âmes nous chuchote des tentations mais j'ai pu expérimenter la paix profonde et très spéciale du Christ ». Reza a prié et lutté pour réussir à vivre un jour après l'autre, jusqu'au jour où il a été libéré. L'histoire de Reza ne fait pas exception. Au moins 90 chrétiens sont actuellement emprisonnés pour leur foi dans ce pays, certains pourraient bien en ce moment même connaître l'isolement.

  • 49. Arabie Saoudite : que vivent les convertis ?

    Publié il y a 1 an

    En Arabie Saoudite, il est strictement interdit de devenir chrétien. Pourtant des hommes et des femmes d'arrière-plan musulman franchissent le pas. Qui sont-ils ?

    En Arabie Saoudite, il y a de cela plusieurs siècles, le pays comptait une large communauté chrétienne, avec des églises, un clergé. Pendant les conquêtes islamiques, du 7ème siècle au 10ème siècle, les juifs et les chrétiens ont été, soit expulsés, soit convertis de force à l'islam. Aujourd'hui, il est interdit de célébrer un culte chrétien en public dans ce royaume, où tous les sujets doivent obligatoirement être musulmans. Pourtant, des Saoudiens font le choix de devenir chrétiens. Ils vivent alors leur foi dans la clandestinité la plus totale de peur d'être démasqués.

    Il est difficile de donner des témoignages précis pour des raisons de sécurité, mais imaginons un cas fictif qui reflète la situation de chrétiens en Arabie Saoudite, d'après des témoignages connus.

    Appelons-la : Munira. Alors qu'elle se rendait en pèlerinage à la Mecque, elle aurait été interpellée par un rêve, une vision de Jésus-Christ. Suite à cela, elle se serait clandestinement renseignée via les réseaux sociaux sur le christianisme puis aurait pris contact avec des chrétiens arabophones. Munira, aurait donné sa vie à Jésus-Christ par internet, elle n'aurait jamais rencontré un autre chrétien saoudien et vivrait sa foi dans le secret le plus absolu, de peur d'être victime d'un crime d'honneur. Il existe des exemples de chrétiens autochtones qui ont disparu quand leurs familles se sont aperçues qu'ils s'étaient convertis ou après qu'ils aient reconnu être disciples de Christ.

    Bien des saoudiens apprennent à connaître Christ par internet, par la télévision satellite ou par des rencontres avec des chrétiens lors de voyages à l'étranger. Même lorsqu'ils fuient l'Arabie Saoudite, un grand nombre d'entre eux sont réticents à affirmer leur foi en public. Ils ont peur d'être kidnappés et d'être ramenés dans leur pays.

  • 50. Nigéria : « Notre Dieu est parmi nous ! »

    Publié il y a 1 an

    Il faisait nuit. C'était un soir d'octobre en 2014. Ce jour-là, Conforte, une mère de famille chrétienne, a soudainement entendu des hurlements et des tirs dans son village au Nigéria. Face aux bruits de ces hurlements qui se rapprochaient, son mari a décidé de fuir avec sa famille en voiture. Hélas, c'était trop tard, les combattants de Boko Haram, des extrémistes islamiques, ont encerclé leur voiture. Ils leur ont demandé de sortir et de s'allonger face au sol. Et ils ont tiré. Conforte pensait qu'ils avaient tiré en l'air. Mais elle se trompait. Son mari et ses deux fils ont été tués. Les djihadistes ont demandé à cette mère de famille de se relever puis elle a été conduite dans une maison ou d'autres personnes avaient été enlevées. Parmi elles, douze femmes célibataires, huit femmes mariées et dix enfants âgés de deux semaines à neuf ans. Conforte était la plus âgée du groupe et encourageait les femmes à rester fidèles à leur foi. Plusieurs kidnappeurs venaient se moquer d'elles en leur disant : « Nous avons brûlé vos églises, où allez-vous tenir vos cultes ? » Elles leur répondirent : « Vous avez brûlé des édifices, notre Dieu vit dans nos cœurs, notre Dieu est parmi nous ! » Les membres de Boko Haram obligèrent les femmes à s'aligner sur une file et leur ordonnèrent de rejeter Christ sous la menace de leurs armes. Toutes sont restées fidèles à leur Dieu. Ce cauchemar pourtant bien réel s'est terminé lorsque l'armée a commencé à libérer la ville de Mubi. C'est à ce moment-là, qu'elles ont réussi à s'enfuir, après quatre semaines de captivité. Cette histoire pourrait être celles de beaucoup d'autres personnes au Nigéria. Malgré la violence, de nombreux chrétiens tiennent fermes dans leur foi et s'accrochent à la conviction que Dieu est avec eux même au sein de la plus dure des épreuves.

  • 51. Mauritanie : choisir Dieu ou l'argent ?

    Publié il y a 1 an

    La Mauritanie est l'un des pays les plus pauvres au monde. C'est un défi supplémentaire pour les chrétiens mauritaniens de souche pour qui, croire en Jésus-Christ, est une prise de risque.

    Le gouvernement de Mauritanie exerce une énorme pression afin que l'islam soit la seule religion autorisée dans ce pays. Pourtant, beaucoup de Mauritaniens découvrent la foi chrétienne suite à des rêves, des visions ou des miracles et deviennent disciples de Jésus-Christ.

    Très vite, un nouveau défi s'impose à eux : mettre leur confiance en Dieu malgré la gigantesque pauvreté dans laquelle est plongé le pays. La Mauritanie est dans le top 30 des pays les plus pauvres du monde. Les différences de niveaux de vie entre les chrétiens étrangers et les autochtones peuvent entraîner des jalousies, de l'amertume.

    C'est exactement ce qu'a expérimenté Ahmed. Cet homme âgé de 33 ans est devenu chrétien après avoir demandé la prière au nom de Jésus-Christ pour la guérison de sa fille. Par la suite, Ahmed est entré en contact avec d'autres croyants d'arrière-plan musulman. Ils étaient membres d'un petit réseau souterrain qu'ils avaient fondé en Mauritanie. Mais très vite, c'est la désillusion. Pourquoi donc ? Il nous raconte que malgré la communion fraternelle et les études bibliques rudimentaires, il a découvert une obsession dans le groupe : vouloir s'enrichir. Peu à peu, Ahmed est entré dans une sévère convoitise, la foi d'Ahmed était comme étouffée par la cupidité.

    Il arrive que des chrétiens de l'Eglise persécutée soient tiraillés entre le désir de réjouir le cœur de Dieu et celui de ne pas céder aux convoitises. Ces tentations ne sont pas nouvelles pour l'Eglise en générale, puisque dans la Bible l'apôtre Paul encourageait un autre chrétien Timothée à ne pas céder à « l'amour de l'argent, racine de tous les maux » mais plutôt à poursuivre la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience et la douceur d'Esprit.

  • 52. Pakistan : Asia Bibi de nouveau ciblée

    Publié il y a 1 an

    Au Pakistan, une campagne est menée par des extrémistes islamiques pour exiger la mort d'Asia Bibi. Cette mère de famille croupit en prison depuis 2009, dépassée par une histoire aux proportions aussi absurdes que vertigineuses. On lui reproche d'avoir blasphémé contre le prophète de l'islam. Le gouverneur du Pendjab, Salman Taser, l'avait soutenue. Il a été assassiné en janvier 2011 par son garde du corps, lequel a été pendu en février 2016, ce qui a déclenché la fureur des extrémistes islamiques. Une propagande sur internet est maintenant lancée contre Asia Bibi la traitant de « mécréante satanique impure ». Un mollah a dit : « Notre soif de vengeance ne sera assouvie qu'une fois Asia Bibi tuée ». Plusieurs partis politiques et religieux musulmans ont manifesté pour revendiquer leur désaccord avec l'exécution de l'assassin de Salman Taser. Il y a eu des menaces contre des églises dans le cadre de la pression croissante exercée sur les minorités. Au Pakistan, la tristement célèbre loi sur le blasphème continue d'avoir des conséquences dévastatrices. En cas de rumeur de blasphème, les foules s'en prennent régulièrement aux chrétiens. Souvent, les accusations de blasphème servent à régler une querelle de manière avantageuse pour les accusateurs. Le cas d'Asia Bibi, connu de manière internationale, est devenu l'emblème des multiples injustices entrainées par cette loi.

  • 53. Nigéria : Interview d'un père d'une victime de Boko Haram

    Publié il y a 1 an

    Clémence Martin : « “Bring Back Our Girls”, en français « ramenez-nous nos filles » ! C'était le slogan d'un mouvement de solidarité à l'égard des plus de 200 lycéennes kidnappées par la secte Islamiste Boko Haram en avril 2014. Le drame s'était déroulé à Chibok dans l'Etat de Borno au Nord du Nigéria et avait ému le monde entier. La plupart de ces jeunes filles fréquentaient l'Union des églises des frères au Nigeria. Aujourd'hui, deux ans après, de nombreuses familles des victimes sont encore dévastées par le stress et tombent malade.

    Ces parents sont toujours des cibles pour les extrémistes de Boko Haram qui sévit dans le Nord du Pays et ils vivent dans la crainte que leur fille aient été mariées de force à des combattants ou été transformées en bombes humaines. Le pasteur Ayuba, dont la fille a été kidnappée, se souvient de cette journée du 14 avril 2014, où sa vie bascula, on l'écoute :

    Pasteur Ayuba : « Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai pleuré. Mais que faire d'autre ? La seule chose à faire c'était de tout remettre à Dieu. Quand j'ai su que ma fille Amina avait été kidnappé, je ne voulais pas en parler à ma femme. Je lui ai dit que j'irais sur place et je reviendrais avec des nouvelles. A mon retour, je l'ai informée, je lui ai dit qu'on devait avoir confiance en Dieu. Que les soldats avaient des ordres du gouvernement et agissaient. Alors, elle s'est rendue sur place ; elle a rencontré d'autres parents dont les enfants avaient aussi été kidnappés. Ils pleuraient, pleuraient, pleuraient. Nous avons attendu et attendu des nouvelles. Nous attendons toujours. »

    Clémence Martin : « Pas question de céder à l'amertume pour le pasteur Ayuba malgré le véritable cauchemar qu'il vit depuis 2 ans. Ce qui l'aide à tenir bon, c'est la lecture de la Bible. »

    Pasteur Ayuba : « S'énerver contre Dieu n'est pas la solution. Dieu est celui qui pourvoit. Et lorsqu'Il donne, nous le remerçions, c'est exactement ce qui est arrivé à Job, n'est-ce pas ? Sa femme est venue le voir et lui a dit : « Job, pourquoi, continues-tu à croire ? » Job a dit : « Femme, quand Dieu donne, nous sommes heureux. Pourquoi ne pas accepter aussi la souffrance ? Nous devons apprendre à être patients. »

    Clémence Martin : « La patience … un défi pour les chrétiens du Nord du Nigéria qui, depuis ces dernières décennies, doivent faire face à une hostilité grandissante. D'autant que les sources de persécution sont multiples : la secte islamiste Boko Haram bien-sûr, mais aussi les élites politiques et religieuses du Nord ou encore les bergers peuls musulmans. Ces trois facteurs de persécution représentent un grave danger pour la minorité chrétienne du Nord et de la ceinture centrale du Nigéria. Mais beaucoup, comme le pasteur Ayuba, ne perdent pas courage et continuent à placer leur confiance en Dieu. »

    Virgule sonore

    Clémence Martin : « Le Chiffre c'est 40 000. 40 000 c'est le nombre de chrétiens qui ont fui la persécution liée aux bergers peuls musulmans en 2015. Cette persécution est souvent liée à des questions de pâturages. Mais pas seulement. Il existe aussi des composantes politiques et religieuses à ces attaques. Les chrétiens Nigérians sont très encouragés de voir que les chrétiens du monde entier les soutiennent dans la prière. Terminons avec le pasteur Ayuba qui tenait à faire passer ce message :

    Pasteur Ayuba : « C'est par vos prières que nous survivons, c'est grâce à la puissance de vos prières que nous survivons. Nous mettons notre confiance en Dieu mais aussi en vous ».

    Découvrez cette chronique en vidéo.

  • 54. Kazakhstan : Funérailles chrétiennes interdites

    Publié il y a 1 an

    Deux frères ont décidé d'organiser des funérailles chrétiennes pour honorer la mémoire de leur maman, malgré les risques de persécution.

  • 55. Corne de l'Afrique : À 20 ans, victorieuse de la persécution

    Publié il y a 1 an

    Après avoir reçu une Bible de la part d'un imam, une jeune chrétienne s'est convertie au christianisme. Elle a dû endurer une vive persécution.

    Hawa a 20 ans. Elle habite dans un pays situé dans la corne de l'Afrique, à l'Est du continent. Là-bas, le nombre de chrétiens d'arrière-plan musulman a augmenté radicalement. Pourtant, dans cette région du monde, lorsqu'une personne délaisse sa religion pour devenir chrétienne, cela peut lui coûter très cher, même la vie.

    Hawa a grandi au sein d'une famille musulmane très aisée. Son père est un enseignant de l'islam. Un jour, cette jeune fille contracta une grave maladie des poumons. Pendant qu'elle dormait, lors d'un séjour à l'hôpital, elle eut un rêve.

    Elle vit un homme qui lui souriait et pleurait en même temps. Une fois réveillée, elle alla raconter son histoire à l'un des responsables de sa mosquée. A sa grande surprise, il lui répondit : « Celui qui pleure pour les pécheurs est le seul, l'unique Jésus-Christ ».

    Cet imam était en réalité un chrétien de l'ombre ; obligé de garder sa foi secrète pour protéger sa vie. Il lui donna une bible. Hawa la lut avec avidité pendant trois mois !

    Mais un jour son père découvrit le Livre qu'elle cachait sous son oreiller. Il le lui jeta à la figure et la fouetta en lui assénant : « Pour nous, tu es morte ! ». Le fiancé d'Hawa mit un terme à leur engagement. Hawa quitta sa famille.

    En un rien de temps, elle fut séparée de ses parents, de son fiancé, mais aussi de sa sécurité matérielle. Sa sœur Zulfa, convaincue par l'amour de Jésus-Christ, fit le choix de la suivre. L'imam de la mosquée qui lui avait parlé de Jésus-Christ hébergea ces deux jeunes filles clandestinement au péril de sa vie.

    Aujourd'hui, après avoir été aidée par Portes Ouvertes, ces deux sœurs ont pu ouvrir une petite cafétéria. Hawa n'en veut pas à ses parents. Elle déclare : « Je les aime toujours, et je n'ai pas cessé de prier pour eux. Un jour, ils viendront à Christ, et nous l'adorerons tous ensemble ; alors, tout ce que j'ai perdu me sera restitué. »

    En savoir plus sur les chrétiens persécutés : https://www.portesouvertes.fr/informer/espace-radio/chroniques-radio-sur-la-persecution-des-chretiens/

  • 56. Syrie : le refus du désespoir

    Publié il y a 1 an

    En Syrie, la ville d'Alep est plongée dans le chaos pourtant des témoignages de foi rappellent que l'Espérance demeure.

    Le dimanche 8 mai 2016, les chrétiens d'Alep ont appelé la communauté chrétienne internationale à s'unir à eux dans la prière.

    Depuis le début de la guerre en 2011, la Syrie est gangrénée par les atrocités de la guerre. Femmes, vieillards, enfants, tous sont touchés. Face à l'urgence de la situation, des chrétiens retroussent leurs manches et refusent de se laisser gagner par le désespoir.

    C'est le cas de Sarah. Cette chrétienne a quitté Alep il y a un an. Elle explique : « Je sais ce que c'est de vivre dans ces circonstances, je sais ce que cela veut dire de voir des gens mourir, tués par des bombes ». Désormais, Sarah, habite un lieu à l'abri des bombes en Syrie. Elle organise des réunions avec des jeunes chrétiens, chez elle. Son objectif est de les encourager dans leur foi et de leur offrir un lieu où ils puissent trouver du repos. Cette initiative a bouleversé la vie d'un chrétien d'Alep.

    Sarah raconte qu'un dimanche, elle priait avec un jeune chrétien, âgé d'une vingtaine d'année. Ce jeune avait perdu la foi à cause de la guerre. Il disait qu'il pouvait vivre sans Dieu. Pourtant, contre toute attente, il a soudainement donné sa vie à Jésus-Christ. Depuis, son désir est de rester en Syrie pour y apporter un message de paix et d'amour.

    Au milieu de l'horreur, à la frontière du désespoir, l'attitude de ce jeune homme vient bouleverser les regards fatalistes engendrés par la lassitude de la guerre. Et il n'est pas le seul à faire preuve de foi. Une femme qui tient à rester anonyme déclare : « Nous refusons de voir la mort se répandre davantage en Syrie, et en particulier dans Alep. Nous proclamons la résurrection de Christ sur notre pays bien aimé ».

  • 57. Éthiopie : les chrétiens, une majorité persécutée

    Publié il y a 1 an

    L'Ethiopie est un pays à majorité chrétienne, pourtant les chrétiens y sont durement persécutés. Retour sur leur situation.

  • 58. Asie : le ramadan vu par un ancien musulman

    Publié il y a 1 an

    Un chrétien d'arrière-plan musulman témoigne sur sa façon de jeûner et la persécution qu'il pourrait vivre si on découvrait sa nouvelle foi.

  • 59. Arabie Saoudite : l'amour en action pendant le ramadan

    Publié il y a 1 an

    En Arabie Saoudite, un pasteur redouble ses efforts de prières pendant le ramadan.

  • 60. Sri Lanka : fortifiée par la persécution

    Publié il y a 1 an

    Au Sri Lanka, la situation des chrétiens s'améliore même si la persécution demeure. Roshana l'a vécue et en a été fortifiée.

    Ces dernières années, au Sri Lanka, la persécution à l'encontre des chrétiens était principalement due à deux facteurs : le nationalisme religieux et la dictature. Les élections nationales de janvier 2015 ont apporté une nette amélioration de la condition des chrétiens dans le pays.

    Le gouvernement n'hésite pas à se prononcer avec plus de hardiesse contre les injustices à l'encontre des chrétiens. Mais malgré ces améliorations, on recense encore des cas de persécutions de pasteurs par des extrémistes bouddhistes. Les mêmes qui attaquent des églises.

    Les enfants des chrétiens d'arrière-plan bouddhiste font également l'objet de discrimination dans les écoles. Certaines écoles ont refusé leur inscription.

    L'histoire de Roshana est un témoignage fort de persévérance dans la foi chrétienne. En 2014, des extrémistes bouddhistes l'ont agressée alors qu'elle s'apprêtait à prier pour une femme et ses filles. Ils l'ont battue. L'un d'entre eux a même essayé de l'étrangler. Les moines bouddhistes l'ont dénoncée devant tous les habitants du village.

    Cela faisait quatre ans qu'elle fréquentait avec fidélité ces réunions de prières et elle n'avait jamais été agressée de la sorte. Lorsque les extrémistes l'ont menacé de la tuer, elle a répondu avec assurance : « Jésus-Christ est à mes côtés, je n'ai pas peur de mourir ».

    Finalement, la police est arrivée et Roshana a été mise en sécurité. Pour Roshana, cette agression a fortifié sa foi. Elle raconte : « Je suis encore sous le choc de ces agressions mais je sais que Dieu m'aime. Et il n'y a rien de comparable à cet amour. Il a changé ma vie et je veux voir d'autres vies changées comme la mienne grâce à Jésus-Christ. Je veux voir des gens sauvés ».

    Et d'ajouter : « Ces agressions m'ont donné de l'assurance dans mon service pour Dieu. Après cela, la peur que j'avais de la société sri lankaise est partie, maintenant je n'ai plus peur du tout ».

  • 61. Pakistan : « Le feu ne nous brûle pas ! »

    Publié il y a 1 an

    "Nous sommes comme Daniel et ses amis qui ont vu l'ange du Seigneur marcher au milieu d'eux."

    Les chrétiens pakistanais endurent une terrible pression mais beaucoup tiennent ferme dans leur foi.

  • 62. Asie Centrale : incognitos au café !

    Publié il y a 1 an

    Persécutés en raison de leur foi, des chrétiens gardent l'incognito dans un café afin de pouvoir se rassembler et prier librement.

  • 63. Pakistan : Asia Bibi, toujours une lueur d'espoir

    Publié il y a 11 mois
Photo de Portes Ouvertes
Pasteur

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