Reprenez-tout ! - Claude & Julia Payan

Satan est le voleur :

Il a volé la race humaine de son droit - reçu par Adam - de régner sur cette terre, son droit d'être près de Dieu, de vivre en harmonie, d'être en bonne santé, de prospérer à tous égards.
L'histoire de la chute est celle d'un drame monumental dans lequel l'homme a tout perdu ! (Genèse 3 : 13 à 24). II perdit le jardin Éden, les privilèges qui étaient les siens, l'immortalité, la présence de Dieu... tout !
Mais... heureusement qu'en Jésus-Christ, de par la nouvelle naissance, nous sommes : recréés, rachetés, restaurés, sanctifiés, sauvés, adoptés, nous sommes devenus héritiers et avons été REPLACES DANS NOS DROITS SPIRITUELS (Ephésiens 2 : 10) ; (1 Corinthiens 6 : 11) ; (Romains 8 : 17) ; (Galates 4 : 6) !
Nous avons désormais le droit de ne plus être volés : le droit de ne plus être malades, de ne plus être pauvres, le droit d'hériter, de dominer au lieu d'être dominés, le droit de reprendre à Satan ce qu'il nous a volé.
Satan est le voleur, mais Dieu a dit :

C'est pourquoi l'Evangile est appelé « une BONNE nouvelle » !
Mais ce n'est pas si simple. Tout cela est la réalité mais c'est aussi la théorie. Nous devons, face aux puissances des ténèbres, en faire une réalité dans le vécu de chaque jour. Car, en attendant que Satan soit jeté dans l'étang de feu, en attendant le règne total de Christ sur l'univers, etc., nous vivons encore dans ce monde où l'adversaire règne :

Ce dernier va, chaque jour, continuer à nous voler, nous oppresser si nous le laissons faire. Si, comme Adam, nous continuons à croire les mensonges du diable au lieu de la vérité de Dieu. L'adversaire veut continuer à nous garder sous sa coupe.
Mais nous n'avons pas à le laisser faire ! Nous n'avons pas à nous laisser dévorer ! Bien mieux, nous avons à le mettre en fuite :

Nous devons apprendre à reprendre à l'adversaire ce qu'il nous a volé. Pour cela, nous devons apprendre à livrer le combat de la foi et à libérer notre autorité. Mais...
Parfois c'est plus dur que d'autres. Il y a des fois où livrer le combat de la foi et utiliser son autorité semble logiquement faisable. Il y a d'autres fois où il semble que le diable ait réussi à aller vraiment trop loin et qu'il soit trop tard ! Pourtant, lorsqu'il est trop tard pour l'homme, il est toujours temps pour Dieu !
Les Évangiles nous montrent Jésus arriver plusieurs fois, à vue humaine, trop tard sans penser, en ce qui Le concerne, qu'il est trop tard. Il arrive trop tard pour Lazare mais il n'est pas trop tard puisqu'Il le ressuscite. Il arrive trop tard pour la fille de Jaïrus mais il n'est pas trop tard puisqu'Il la ressuscite aussi.
Les anges sont arrivés trop tard pour empêcher les amis de Daniel d'être jetés dans la fournaise, mais pas trop tard puisque la fournaise n'a pas eu de pouvoir sur eux. Dieu est arrivé trop tard pour empêcher que Daniel soit jeté dans la fosse aux lions, mais pas trop tard puisqu'Il a fermé la bouche des lions.
Yonggi Cho raconte qu'un jour, en rentrant à la maison, il a trouvé son fils mort, victime avec d'autres élèves de son école d'une intoxication alimentaire. Il s'est enfermé plusieurs heures dans la chambre avec son fils mort, cherchant la face de Dieu. A un moment donné, il s'est levé et a commandé à l'esprit de son fils de revenir au-dedans de lui. Le jeune garçon est alors revenu à la vie, vomissant le poison. Il a dit à son père : « Regarde, Jésus est là dans la pièce. J'étais dans les bras de Jésus, en route vers le ciel lorsque soudain Il m'a regardé et m'a dit : Il faut retourner, ton père ne veut pas te laisser partir ».
Un homme déterminé jusqu'au bout reçoit la grâce de Dieu.
L'Esprit de Dieu veut nous conduire à ne pas nous résigner même lorsqu'il est humainement trop tard. Dieu se plaît à manifester Sa gloire dans les « trop tard humain ».
Souvent, face à nos « trop tard », nous sommes tentés de craquer et baisser les bras.
Dans 1 Samuel 30 nous voyons David, cet homme juste et agréable à Dieu, confronté à un gros problème. Lui aussi, comme Adam, vient de tout perdre ! Jusqu'aux femmes et aux enfants :

Cela nous arrive à tous de nous lever un jour et le nombre de mauvaises nouvelles s'accumule au point qu'il semble que tout coule : il n'y a plus d'argent, l'électricité est coupé, l'eau va suivre, votre lumbago réapparaît, plus personne ne vient à l'église, les gens « pètent les boulons » de tous les côtés, en rentrant vous apprenez que votre fils s'est battu à l'école, les gens vous accusent de tous leurs maux, etc.
Cela fait beaucoup, vous sentez que l'adversaire a décidé d'en finir avec vous cette fois. Et vous vous sentez seul.
La réaction première de David, ainsi que celle des hommes qui sont avec lui, est de se lamenter (et on le comprend) car, soudain, il ne voit plus que le problème ! Il oublie Dieu ! Lui et ses hommes pleurent « jusqu'à ce qu'ils n'aient plus la force de pleurer » dit l'Ecriture (v 4).
Il y a des moments dans la vie où la douleur de notre âme est si forte que l'on peut pleurer jusqu'à ne plus avoir la force de pleurer.
A la peine de David et de ses hommes, succèdent l'amertume et l'angoisse. Les hommes cherchent un responsable, quelqu'un sur qui passer leur colère, ils parlent de lapider David et ce dernier est saisi d'angoisse :

Une église doit faire attention lorsqu'elle est confrontée à l'épreuve. Nous sommes appelés à nous unir, face aux attaques de l'adversaire, et non à chercher des coupables sur qui passer ses nerfs. Les mêmes qui auront porté aux nues un pasteur peuvent alors lui placer tous les maux de la création sur le dos lorsque les choses ne marchent pas.
Quand les choses vont mal, ce n'est pas le moment de passer sa colère sur sa femme, son mari ou ses enfants. Agir de la sorte, c'est se laisser détourner du vrai problème et vrai coupable: le voleur !
Amertume, colère, angoisse, accusation ne sont pas des sentiments inspirés par l'Esprit de Dieu mais par des esprits mauvais. Non seulement le diable a volé David et ses hommes mais des esprits mauvais sont en train de se jouer d'eux pour les monter les uns contre les autres, pour les faire tourner en rond, perdre du temps.
Il sait que, pendant ce temps, les chrétiens ne sont pas en train de lui courir après pour récupérer ce qu'il leur a volé.
Mais David se reprend. Il nous est dit que : « David reprit courage en s'appuyant sur l'Éternel, son Dieu ». Il a pleuré, il a été saisi d'angoisse, maintenant il revient à son bon sens, il revient à Dieu. Au lieu de simplement considérer le « trop tard » qu'il a devant les yeux, il considère Dieu, comme le fit Abraham :

IL CONSIDERA DIEU !!! Il reconsidère que :


N'est-ce pas Lui qui a ouvert la mer rouge ? Fait arrêter le soleil et la lune dans leur course au temps de Josué ? N'est-ce pas Lui qui nous a sortis d'où nous étions ? Qui a libéré et restauré tant de vies vouées à l'échec ? Et voilà que viennent ces moments où les boulets que nous envoie l'adversaire sont plus rouges que d'habitude et l'on oublie tout !
Et nous nous lamentons : « Pourquoi Dieu a-t-Il permis », « Pourquoi le diable a-t-il pu aller si loin », « Je croyais que... », « Et que... », etc.

Il y a une réponse pour chaque question, mais quand vous êtes dans certains problèmes ce n'est pas le moment d'attendre d'avoir toutes les réponses pour RÉAGIR. C'est le temps de réagir !!! Nous devons apprendre à réagir au lieu de subir ! Le diable cherche des chrétiens « souffre-douleur », qui subissent sans réagir, à qui il peut faire croire que c'était la volonté de Dieu qu'ils perdent tout.
Il y a trop de chrétiens thermomètres, qui s'accommodent de la température, se contentant de la prendre.
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