Notre vocation céleste - partie 1 - Reinhard Bonnke

Témoigner et évangéliser font partie des tâches qui nous sont assignées pour la vie. Nous ne sommes pas des intérimaires employés par Dieu à des postes temporaires parce que nous n'avons rien de mieux à faire. Dieu ne nous appelle pas par hasard ; nous avons une "vocation céleste":

Jésus, âgé de douze ans, manquait à l'appel parmi les pèlerins qui rentraient de Jérusalem. Ses parents le cherchèrent et mirent toute la ville en émoi. Lorsque enfin ils le trouvèrent, sa mère Marie dit : "Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse". Jésus sembla étonné.

Puis il s'en retourna à la maison avec eux, et travaillait dans l'entreprise de Joseph en tant que tektonos, un mot traduit habituellement par "charpentier". Pour autant que nous le sachions, il passa les 18 années suivantes en travaillant comme simple ouvrier. Et cette attitude plaisait à Dieu ! Il exprima Sa satisfaction au début du ministère de Jésus-Christ en disant :

Quel était le secret de Jésus ? C'était simplement qu'il s'occupait toujours « des affaires de son Père » même en travaillant pour Joseph. Paul encouragea des esclaves par ces paroles :

Quoique nous fassions pour gagner notre vie, notre vraie carrière est de nous occuper des affaires de notre Père – qu'importe la nature ou l'apparence de ces activités.
Dans l'arène de Dieu
Ne nous trompons pas – Dieu est à l'oeuvre. Ce monde est l'arène où se jouent Ses opérations de salut, mais notre devoir est de partager le souci de Dieu pour le monde et d'être impliqué dans cette entreprise. Quelle est la part que prennent les activités de notre vie en comparaison de Ses intérêts ? Il donne, et ne s'arrête pas de donner ; le monde désire posséder, toujours plus avide.
Dieu veut que nous sautions dans son char et que nous devenions des hommes et des femmes armés, le diable étant écrasé sous les roues de son char. Nous n'avons plus besoin de chercher un sens à nos vies. Il n'y a pas de plus grande satisfaction que d'amener le salut à notre génération. Par cela le monde deviendra également bien meilleur mais ceci est secondaire comparé à l'oeuvre véritable du salut et à ses résultats éternels.
Il ne s'agit pas d'un hobby ; nous ne sommes pas non plus des gens du spectacle. La qualité d'une prédication à l'église est malheureusement trop souvent jugée et dépend de l'appréciation de l'audience. Trop de gens dans les églises se font prendre au piège. Mais le test véritable d'un message prêché est sa véracité et son impact dans la vie des gens. Dieu s'est plaint dans la prophétie d'Ezéchiel en disant :

Entre-temps, comme nous le savons, la destinée des dix tribus dépendait de leur attention à ses commandements. Ils manquèrent l'occasion et furent engloutis dans les nations. Nous devons sentir l'importance de notre message. Le test décisif n'est pas la beauté des pensées que nous développons, nos idées ou même notre éloquence mais la puissance de Dieu qui amène chacun à la source de Sa vérité. Tôt ou tard, la Parole se heurte au monde sans Dieu.
Dans la vie de tous les jours, nous apprécions le talent et l'habileté des artistes, les exploits des sportifs, le génie de la musique, de la tragédie, l'inspiration du théâtre. Mais le spectacle se termine, comme chaque bon repas, et rien n'a changé. Les plaisirs nous soulagent comme un cachet d'aspirine qui arrête la douleur mais « n'affecte pas le coeur ». Le véritable Évangile est un médicament qui « affecte le coeur » – d'une manière positive. Le témoignage des chrétiens coule dans le monde comme une rivière rafraîchissante qui renouvelle tout ce qu'elle touche – les gens, le monde, le futur et même le ciel, en le remplissant des rachetés.
Fort bien que faible
Le message n'est pas mesuré par celui qui le communique. Sa sagesse n'est pas la sagesse de la personne qui l'amène mais celle de Dieu. Nous devons travailler avec crainte et tremblement comme Paul à Corinthe, car la Parole est un marteau qui brise le roc. Jésus fit référence au:

Quiconque entend la Parole de Dieu et la prononce est un bastion de vérité. Moïse n'était pas convaincu que les Israélites lui obéiraient, sans parler de faire ce qu'il leur dirait, mais pour finir, même la mer réagit au son de sa voix, et les eaux fuirent lorsqu'il parla avec l'autorité que Dieu lui avait donnée.
L'étude biblique précédente avait présenté Moïse et ses exploits alors que Dieu se préparait à libérer les esclaves d'Egypte. Le plus étonnant est que Dieu se propose d'utiliser Moïse comme leader. Élevé dans la cour royale Égyptienne, il ruina toutes ses opportunités, tua un homme et dut fuir. Durant quarante ans, il fut réduit à garder des moutons, une tâche que même un jeune garçon aurait pu faire. Puis vint le jour où Dieu l'appela à s'embarquer dans une carrière historique.
Moïse est le genre de personne typique que Dieu utilise. Dans toute l'Ecriture et jusqu'à aujourd'hui, des personnes apparemment pas ou peu appropriées sont devenues des serviteurs et des servantes excellents. Nous n'avons ni le temps ni la place de faire la liste des personnes insignifiantes que Dieu a utilisées pour faire de grandes choses ces 4000 dernières années. Mais, pensons-y, qui de nous est vraiment à la hauteur de toute
façon ?
Beaucoup attendent d'avoir assez de maturité et de spiritualité, de bonnes références. Certains luttent pour être « un vase vide » mais ne savent pas comment le devenir, ou même ce que signifie être « vide », vu que Dieu a promis de nous remplir, non de nous vider. La prière d'un chant très connu est : « Brise moi, façonne moi, remplis moi ! » Et bien, que faisons nous lorsque cette prière s'accomplit ? Prions-nous une nouvelle fois ?
Est-ce vraiment nécessaire ? Croyez-moi le temps presse et nous n'avons pas un instant à perdre.
Il est impossible de tester ou de mesurer notre maturité spirituelle mais en grandissant, nous devenons aptes à accomplir nos tâches et faisons des progrès dans notre travail. David n'était qu'un garçon immature et culotté lorsque Dieu l'utilisa pour lancer le caillou de la victoire. Si nous ne faisons pas attention, la piété peut rapidement dégénérer en égocentrisme et nous amener à nous focaliser sur le salut de notre propre
âme. La spiritualité ne correspond pas toujours à l'appel que nous lance Dieu à agir dans la foi. En se concentrant sur nos perfections, nous avons tendance à nous comparer les uns aux autres. Souvent, d'autres vont de l'avant en faisant des choses pour Dieu et deviennent les cibles de nos critiques – ce qui est le signe réel d'une auto satisfaction spirituelle.
La récompense de la sainteté est d'être saint, non pas puissant. Le degré de puissance n'a rien à voir avec celui de la vertu. La puissance n'est pas une récompense méritée mais est un don immérité de grâce, venant du Saint-Esprit, et qui est activé par notre foi et non par les œuvres:

Si la puissance de Dieu était distribuée selon notre degré de perfection qui oserait la revendiquer ?
Source : Cfan
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