L'école de la présence de Dieu - Philippe Joret
Le but de cette leçon est de développer une communion qui dépasse le cadre d'un moment de prière. L'école de la présence continuelle de Dieu est l'un des trésors les plus précieux de la Vie. C'est là que se trouvent les délices promis dans les Écritures.

Les amis du Seigneur
Nous avons déjà parlé de ces hommes pieux qui sont les amis de Dieu, tels Abraham, Moïse et Job.




L'alliance est une relation d'amour, durable et renouvelée dans le temps. C'est ainsi que Dieu nous aime. Et Il veut développer une amitié grandissante avec nous.

C'est cette relation qu'ont vécue les douze disciples avec Jésus. Ils ont habité avec Lui. Ils sont restés avec Lui dans les moments de repas, de sommeil, de rires, de pleurs, de tensions, de menaces, d'acclamations, de succès, d'enseignement. Ils ont mangé et bu avec Lui, se sont cachés, ont persévéré dans Ses épreuves, ont participé à guérir les malades, libérer les captifs, pardonner les repentants, et ont écouté ce qu'Il avait appris du Père. C'était une vie avec Jésus-Christ, et non pas quelques activités spirituelles. C'est pourquoi, après ces années passées ensemble, Il les appelle Ses amis.

Comment connaître cette relation d'amitié du Seigneur ?
C'est dans ce passage où Jésus appelle Ses disciples « amis » que se trouve la clé. Il va leur expliquer pourquoi ils sont Ses amis, et comment développer cette relation d'amitié.

Voyez-vous le mot clé qui revient le plus souvent dans ce passage ? C'est le mot « demeurer ». Il revient constamment comme étant le secret d'une relation d'amitié avec Jésus. Il est mentionné treize fois en ces quelques versets.
« Demeurer » signifie : « rester attaché, habiter, être »
Comme le sarment s'attache au cep pour avoir la vie, le disciple attaché à Jésus va avoir la vie. C'est l'attachement continuel au Seigneur, qui fait la qualité de Sa présence et la mesure de Sa vie en nous.
Se brancher en direct au Seigneur l'Esprit est une clé pour goûter les délices de Sa présence. Je ne parle pas ici de nos pratiques charismatique, pour demander la venue du Saint-Esprit dans une réunion ou face à une personne malade ou dans le besoin. Se brancher au Saint-Esprit pour les moments surnaturels, nous avons appris cela, et ça nous a vraiment fait du bien de voir une assistance surnaturelle face aux besoins. Même si je dois dire que je reste parfois sur ma faim dans cette dimension. J'ai soif de plus de miracles et de guérisons ! Je ne veux pas avoir honte de l'Évangile, quand je lis le « programme » proposé par Jésus, et que j'en constate les réalisations dans notre évangélisation ou nos Églises. Je veux plus de réalité, conforme à la vérité des Écritures.
Néanmoins, ici, je veux parler d'une communion du Saint-Esprit qui dépasse les réunions et les moments de prière. C'est une vie dans laquelle le cœur est inondé par la présence du Seigneur. Au milieu même des activités et de la présence d'autres humains, la présence délicieuse du Seigneur peut couler. Comment ? En demeurant en Jésus, c'est-à-dire en entretenant notre esprit et notre pensée à Lui parler, à Le chanter (parfois en fredonnant), à porter un regard de foi sur Lui, à Lui sourire dans la complicité, à ne pas Le mettre en oubli, mais à vivre avec Lui chaque moment consciemment.
Moïse a regardé de côté et d'autre, avant de tuer l'Egyptien.

Mais il n'a pas regardé en haut. C'est là que Dieu voit ! Atta EL Roï : le Dieu qui me voit. Mais Moïse n'en avait pas conscience, et son ministère s'est manifesté selon la chair. Pourquoi ? Il a regardé autour de lui, avant d'agir ; sans regarder à Dieu… Le manque de conscience de Dieu est une cause de faiblesse et de tourment…
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Philippe Joret
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