Dieu touche les coeurs - Fabien Weigel


Saül est un homme dont la vie n’a pas toujours honoré Dieu. Pourtant, en lisant ce verset, nous y trouvons une remarque intéressante. Il est entouré de gens dont Dieu avait touché le cœur. Étant unis à Dieu, ils étaient unis entre eux. Dieu est capable de toucher un cœur humain, ce cœur dans lequel se côtoient tant de sentiments contradictoires, où tant de choses peuvent entrer. Mais dès qu’il y intervient, tout change.
Quand Dieu touche notre cœur, il vivifie la conscience de sa grandeur, il nous rend sensible à tout ce qui est droit, vrai, loyal. Il place en nous son Esprit, de sorte que nous vivions ce qu’exprime Hébreux 1.9 : « Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi ton Dieu t’a oint d’une huile de joie ». Laissons nous instruire par l’exemple des Corinthiens. Ils avaient tous les dons, des manifestations de puissance, de nombreuses capacités, du zèle… mais leur cœur n’était pas ouvert. L’apôtre leur écrit, les interpellant à « élargir leur cœur ». Il manque souvent de cela dans le service chrétien, parfois dur et incompréhensif à l’égard du « monde » et de sa détresse, sans loyauté, sans amour inconditionnel même vis à vis des frères et sœurs dans la foi, et parfois loin des sentiments que Christ porte aux Hommes. Un tel état d’esprit peut faire de tels dégâts. Ne nous y complaisons pas.
Désirons nous être de ceux dont Dieu a touché le cœur ? Il en découle une association avec Dieu, pour accompagner ceux qui croisent notre chemin. Même avec des minorités, Dieu peut accomplir de grandes choses. Quelle grâce d’être ainsi délivré de nous même, de nos réserves, de notre tiédeur, de notre individualisme. L’Évangile est entré en Europe par une femme, nommée Lydie, dont Dieu avait touché le cœur. Qu’avait elle de plus que nous ? Nous sommes le canal par lequel Dieu accomplit ses œuvres dans notre entourage. Alors sortons de notre « cocon » et soyons ouvert. Le Seigneur nous couvre alors d’une « huile de joie ». Souvenez vous : votre témoignage consiste moins en ce que vous dites qu’en ce que vous êtes !
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