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Dans l'Évangile selon Marc - Théodore Austin-sparks

La Mission, la signification et le Message de Jésus-Christ

© Photographe Peter Brutsch - istockphoto.com

Chapitre 2

Nous avons dit précédemment que tout le Nouveau Testament couvre une seule chose en trois parties - la mission, la signification et le message de Jésus Christ, le Fils de Dieu, et que chacun des vingt sept livres du Nouveau Testament contient un aspect particulier de ces trois choses. Nous avons vu comme cela est vrai dans l'Évangile selon Matthieu, voyons maintenant ces choses dans l'Évangile selon Marc.

Lisons quelques versets :

1 Commencement de l'Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Ce sont les premières paroles de cet Evangile. Lisons le dernier verset et d'autres passages :

20 Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient.

12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.

25 Barnabas et Saul, après s'être acquittés de leur message, s'en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, surnommé Marc.

5 Arrivés à Salamine, ils annoncèrent la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean pour aide.

13 Paul et ses compagnons, s'étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d'eux, et retourna à Jérusalem.

36 Quelques jours s'écoulèrent, après lesquels Paul dit à Barnabas : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont.37 Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc;

11 Luc seul est avec moi. Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère.

13 L'Eglise des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils.

Qui était Marc ?

Ces passages nous décrivent la vie de Marc et nous n'avons pratiquement pas besoin de nous demander : Qui était Marc ? Son vrai nom était Jean Marc et il était le neveu ou le cousin de Barnabas.

10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres s'il va chez vous, accueillez-le;

Souvenez-vous de ces détails, car il y a une signification dans chacun d'entre eux. Il était un neveu ou un cousin de Barnabas, et nous devons en dire d'avantage à ce sujet. Nous ne savons rien de son père, mais nous savons que sa mère détenait la chambre haute à Jérusalem, et il y avait beaucoup de choses liées à cette chambre haute ! C'était probablement la pièce dans laquelle le Seigneur prit le Dernier Souper avant de mourir. Jean Marc savait tout cela! Il savait certainement tout ce qui s'était passé à Jérusalem, au moins durant la dernière semaine de la vie du Seigneur ici-bas. Il y avait un croyant qui vécut pendant la première moitié du deuxième siècle qui s'appelait Papias, et voici ce qu'il a écrit : « Marc, étant devenu l'interprète de Pierre, a écrit avec précision, mais pas dans l'ordre, autant de choses qu'il pouvait se rappeler concernant ce que le Seigneur a dit et fait. » Nous pourrions dire beaucoup de choses à ce sujet, comme nous allons le voir.

Reconnaissons maintenant un principe très important. Si vous oubliez tout le reste, souvenez-vous de ceci. Nous sommes concernés par la mission, la signification et le message de Jésus-Christ, et nous devons reconnaître que ces trois choses étaient écrites dans les serviteurs du Seigneur. Marc n'a pas seulement écrit l'histoire : il était cette histoire. L'histoire de Jésus-Christ était écrite très largement dans l'expérience de Marc, et c'est ce que nous allons voir.

Reconnaissons que, lorsque le Seigneur saisit nos vies, Il ne fait pas seulement de nous des gens qui parlent de Lui, ni des gens qui écrivent des livres à Son propos. Il s'écrit Lui-même dans notre expérience, et ceux-ci sont les seuls vrais enseignants et prédicateurs. Je sais que ce que je dis est important, il est essentiel, lorsque nous parlons ou écrivons à propos du Seigneur, que nous Le voyions derrière nos paroles. C'est pour cela que le Seigneur Jésus forge une histoire spirituelle dans notre expérience. Lorsque nous en arrivons à cet homme Jean Marc, nous devons voir l'homme derrière son Évangile, et c'est pour cela que nous avons lu tous ces passages qui parlent de lui.

La Nature De L'Évangile Selon Marc

Commençons par étudier la nature de son Évangile. Nous y voyons un jeune homme pressé ! Il est très désireux d'accomplir les choses rapidement. Il ne se soucie pas de la chronologie, les dates et les lieux n'ont pas beaucoup d'importance à ses yeux. Son attitude est : faisons le travail ! Ce jeune homme n'a que deux mots dans son vocabulaire. Lisez l'Evangile et vous les trouverez : « Aussitôt ! » Avez-vous remarqué combien de fois Il utilise ce mot ? « Aussitôt? et aussitôt? » et il l'utilise sans cesse. Le second mot est « immédiatement ». Treize chapitres commencent par « Et ». Vous voyez, cet homme veut en finir.

Jean Marc ne nous donne aucune généalogie, ni d'introduction, mais il commence aussitôt : « Commencement de l'évangile de Jésus-Christ. » C'est le plus court des quatre évangiles, mais il inclut dans ce court document énormément d'informations. Il nous donne tellement ce qu'il faut comme action, que les érudits croient que Matthieu et Luc ont bâti leurs récits sur Marc. Remarquez les dernières paroles de son Évangile : « Et eux, étant partis, prêchèrent partout. » Ce jeune homme s'implique dans le travail ! Son idée est d'en finir aussi rapidement que possible.

Voilà notre fondation. Occupons-nous maintenant du message, qui ressort de plusieurs choses.

Premièrement, sa qualification : «et ils avaient aussi Jean pour serviteur », ou autrement dit leur intendant. Ils avaient Jean Marc pour les aider dans l'oeuvre, il était un serviteur dans le ministère. Rappelez-vous ceci alors que nous progressons.

Jean Marc Eprouvé

Maintenant son histoire. La première chose que nous avons à propos de l'histoire de Jean Marc, c'est qu'il fut mis à l'épreuve. On lui donna une opportunité - « Et Barnabas et Saul, ayant accompli leur service, s'en retournèrent de Jérusalem, emmenant aussi avec eux Jean qui était surnommé Marc. » Ceci apporta à ce jeune homme une grande opportunité. Il était en sursis. Il avait l'opportunité de se distinguer, et cela dans la difficulté.

Jean Marc Un Echec

Ensuite, Jean Marc était un échec. Il ne pouvait faire face à la situation, alors il retourna chez lui. Le confort de la chambre haute était plus attrayante que cette vie avec les apôtres ! Ainsi Luc nous dit : «Mais Jean, s'étant retiré d'avec eux, s'en retourna à Jérusalem. » Jean Marc avait-il échoué ? Eh bien l'histoire ne se termine pas là. Nous en venons au troisième mouvement, qui est

Jean Marc Rétabli

Pourquoi l'échec ? Nous avons dit que les choses étaient trop difficiles. Mais pourquoi l'étaient-elles ? Il semble que le commencement du service de Jean Marc était sans une fondation adéquate. Comment Jean Marc a-t-il accompagné Barnabas et Paul ? Remarquez l'ordre dans lequel j'ai placé les noms ; Barnabas et Paul ! Cet ordre changera bientôt, mais Jean Marc est-il parti parce qu'il était affilié à Barnabas ? Barnabas voulait donner une opportunité à Jean Marc, et c'est de par une affection familiale qu'il désirait que Marc aille avec eux.

Pensez-vous que je perçoive quelque chose dans cet incident ? C'est cette relation personnelle qui provoqua la séparation de Barnabas et Paul. Jean Marc alla dans l'œuvre en s'appuyant sur l'expérience de quelqu'un d'autre, et non sur la sienne. Je veux que vous compreniez cette leçon ! Nous savons que Barnabas était une personne très sensible, il avait un grand coeur. Vous souvenez-vous de l'histoire de Barnabas ? Paul dit à un moment :

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

Vous ne pensiez pas que Barnabas pouvait être entraîné. Et Jean Marc était impressionné par le grand cœur et l'affection de son parent. Il était captivé par une forte personnalité, et il n'était pas captivé par Jésus-Christ. Sa fondation était un homme et non pas le Seigneur, et tout ce qui est de cette nature est condamné à l'échec tôt ou tard. Vous rappelez-vous ce que nous avions dit à propos de Matthieu ? Son message est l'absolue fondation de la foi chrétienne, car il nous enseigne l'absolue Souveraineté de Jésus-Christ. Et c'est là qu'était la faiblesse de Jean Marc, son parent Barnabas était Seigneur ! Et les meilleurs des hommes ne sont pas suffisamment bons pour traverser cette bataille.

Le point saillant est ceci : l'absolue nécessité d'une expérience personnelle de la Souveraineté de Jésus-Christ. Il est très dangereux de mettre quelqu'un en avant, de lui donner des responsabilités, s'il n'a pas cette expérience ! Voilà le terrain sur lequel nous sommes éprouvés. Un moyen quelconque ne peut jamais remplacer un principe spirituel. La diplomatie dit : « Donnez à ce jeune homme une chance », mais le principe spirituel dit : « Laissez uniquement ceux qui ont été approuvés prendre une place de responsabilité. »

Nous voyons que Marc échoua sur le terrain naturel, mais il atteignit la victoire lorsqu'il se plaça sous la seigneurie du Seigneur Jésus. Il n'aurait jamais pu écrire son évangile si cela n'était pas vrai. Tout son enthousiasme dans son évangile se concentre sur la gloire du Seigneur Jésus, et nulle part il ne nous parle de son merveilleux parent. Il est toujours question du merveilleux Seigneur qu'il avait ; et cela démontre un changement radical. Nous avons commencé avec lui alors qu'il n'était qu'un serviteur, et nous terminons avec lui en tant que coopérateur. Il n'est plus simplement un serviteur fort occupé, il est maintenant un partenaire dans l'œuvre. Il est passé de la condition d'un homme inutile à quelqu'un « d'utile » - C'est le mot utilisé par l'apôtre Paul à propos de Jean Marc à la fin :

11 Luc seul est avec moi. Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère.

Quel changement ! Voulez-vous être un simple serviteur, ou bien voulez-vous être un « compagnon d'œuvre dans l'évangile » ? Quelqu'un qui fait beaucoup de choses ou bien quelqu'un qui a de grandes responsabilités ? Eh bien, nous nous approchons du message.

La Place Occupée Par L'Évangile Selon Marc

Ensuite, c'est la place qu'occupe l'évangile selon Marc, et cela aussi est très significatif. Vous savez que son évangile était le premier à être écrit. Il était écrit avant Matthieu, Luc et Jean. Pourquoi donc la première place ne lui a-t-elle pas été donnée ? Cela n'est naturel du tout. Puisque c'était le premier à être écrit, il aurait dû être placé en premier. Mais le Saint-Esprit savait ce qu'Il faisait, Il n'œuvre jamais sur des bases naturelles, mais toujours sur des bases spirituelles ; et ceci est très différent de la façon de faire des hommes.

Ainsi, Marc a la seconde place, et c'est là le message ! Tout service et toute activité doivent provenir de l'autorité et de la soumission. Premièrement Matthieu : l'Autorité de Jésus-Christ et Son absolue Souveraineté. Deuxièmement Marc : tout service provient de la soumission au Seigneur Jésus. Toute œuvre doit suivre la Seigneurie de Jésus-Christ. Quelle est la véritable caractéristique d'un authentique serviteur du Seigneur ? C'est l'humilité. Cela était vrai du Seigneur Lui-même. Rappelez-vous Jean 13, lorsque Il mit de côté ses vêtements, se ceignit d'un linge, le signe d'un esclave, versa de l'eau dans le bassin, et ensuite Lui - le Seigneur de gloire, alors que toutes choses ont été créées par Lui et pour Lui - maintenant dépouillé de tout, s'humilia en lavant les pieds de pécheurs ! Il avait raison lorsque Il dit :

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Y en a-t-il jamais eu un qui servit le Seigneur comme cela ?

Nous avons que Marc était étroitement associé à Pierre dans la rédaction de son évangile, et je me demande si vous vous souvenez de leur relation spirituelle. Le Seigneur Jésus a dit à Pierre quelque chose qu'il n'a jamais oublié, et lorsque il était sur le point d'être exécuté, Il dit :

14 car je sais que je la quitterai subitement, ainsi que notre Seigneur Jésus-Christ me l'a fait connaître.

Quand et où le Seigneur lui a-t-il montré ? Quelle est cette chose qu'Il lui a montrée ?

18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.

Ici, vous avez le changement entre Simon et Pierre à la fin. Nous savons que toute l'histoire de Pierre, quand le Seigneur était là, était qu'il voulait être sans cesse au devant de tout. Parfois, il disait même au Seigneur qu'Il avait tort ! Il disait : « Seigneur, tu as tort dans cette chose ! Seigneur, tu ne sais pas ce que tu dis ! » Cet homme doit faire une expérience profonde, car le gouvernement doit lui être retiré et être donné à d'autres. D'une personne autoritaire il doit devenir un esclave, et nous savons comment cela est arrivé :

31 Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment.32 Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères.

Le véritable service vient de la soumission.

Ainsi, Pierre et Marc représentent le principe de la soumission à la Souveraineté du Seigneur. J'apprécie ce petit passage dans la première lettre de Pierre, c'est une référence très affective envers Marc : «Celle qui est élue avec vous à Babylone vous salue, et Marc, mon fils. » Il y a une grande histoire dans cette déclaration !

Je vais maintenant dire une chose très difficile à dire. Peut-être ne le comprendrez-vous pas, mais je vais essayer de simplifier les choses. Il est toujours très périlleux de sublimer l'âme. Il est possible de ressentir des émotions de façon naturelle, de par l'âme, au lieu de ressentir des sentiments spirituels, et ces émotions émanant de l'âme ne sont que de la sentimentalité. C'est cela que les gens appellent l'amour : « Oh, mon cher Marc, je désire que tu viennes avec moi dans l'oeuvre du Seigneur ! Tu sais combien j'ai d'affection pour toi, et je suis sûr que ta mère à Jérusalem aimerait que tu sois un serviteur. Viens, Marc, je te présenterai à Paul, et je m'arrangerai pour qu'il accepte que tu viennes avec nous. » Bien sûr, tout cela paraît bien, mais ce n'est pas spirituel. C'est une fausse spiritualité, c'est ce que j'appelle sublimer l'âme. C'est confondre l'âme et l'esprit, et alors il n'y a pas de brisement profond de l'âme.

Quel rapport ont toutes ces choses avec la mission, la signification et le message de Jésus-Christ ? Jean Marc nous montre dans son évangile combien le Seigneur était actif, comment Il ne se fatiguait jamais de faire la volonté de Son Père. Il y avait même des moments où ils n'avaient pas le temps de prendre leurs repas. Marc dit : « Aussitôt... immédiatement... ils allèrent », et ceci c'est l'histoire du Seigneur Jésus. Il n'y a aucun relâchement de la part du Seigneur ! Cela est parfaitement démontré dans l'expérience de Paul :

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l'oeuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Jésus s'est donné totalement à l'œuvre du Père, mais - et ceci est un grand « mais » - il n'y a jamais eu personne qui soit davantage soumis à la volonté de Son Père. Deux mots résument l'œuvre du Seigneur Jésus : soumission et dépendance. Il a dit :

4 Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.

Cela est bien vrai, mais Il n'a jamais fait quoi que ce soit sans en référer au Père. Pour tout ce qu'Il faisait, pour tous les endroits où Il devait se rendre, Il demandait la conduite du Père. Nous, nous nous fions à ce qui est nécessaire, nous voyons le besoin, et l'âme dit : « Tu devrais le faire. », mais il n'en était pas ainsi avec Jésus. Remémorez-vous les trois tentations dans le désert. Elles nous semblent raisonnables et nécessaires, mais jamais la raison ni la nécessité n'ont gouverné le Seigneur Jésus. Il était lié avec les cieux par l'Esprit. Pourquoi le Seigneur avait-Il besoin de prier ? Parce qu'Il dépendait du Père. Pour la conduite, pour ce qu'Il devait faire, Il regardait sans cesse au Père ; et pour avoir la force de faire tout cela, Il devait vivre de par le Père.

Ce principe est écrit dans l'histoire de Jean Marc. Cela ne veut pas dire que ni le Seigneur Jésus, ni Jean Marc firent moins de choses parce qu'ils étaient dépendants du Père. Je pense au contraire qu'ils firent beaucoup plus de choses, et ils les firent de façon beaucoup plus efficace ; et leurs œuvres demeurent aujourd'hui, car :

14 J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu'on le craigne.

Avez-vous le message de Jean Marc ? Je m'adresse aux plus jeunes : soyez des Jean Marc dans le dernier aspect de sa vie. Soyez totalement consacrés à Jésus-Christ, et Il fera de vous de très utiles compagnons d'œuvre dans le Royaume.

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Théodore Austin-Sparks est né à Londres en 1888, et il fut éduqué en Ecosse... Lire la suite

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