Réussir sa vie chrétienne
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Actes 1 : De la résurrection à la pentecôte - George Earle Wood

Je voulais mettre ce temps à part pour vous partager ce que j’ai sur le cœur, un temps pendant lequel nous pouvons nous asseoir tranquillement et entendre ce que dit Dieu. Je voulais aussi que ce temps ne soit pas dirigé par des notes préparées à l’avance. Il n’y a bien sûr rien de mauvais dans cela. Je me sers de notes à chaque fois, pour bien me souvenir de tout. Mais parfois, il y a quelque chose qui peut se passer; le Saint Esprit nous communique Sa Parole, que nous découvrons spontanément. Il peut nous dire quelque chose qui ne m’était même pas venu pendant la préparation du message. J’ai eu le privilège et l’avantage, dans ma vie personnelle, de m’aventurer dans le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes et d’avoir pu y consacrer un livre. Donc maintenant, quand je me sens en difficulté à propos du actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes, je suis assez troublé. Je voudrais donc commencer en me basant sur les connaissances acquises sur ce livre, et laisser au Saint Esprit le soin de l’amener à toucher nos propres vies en cet instant.

Il y a une raison pour laquelle j’ai voulu vous parler, en m’asseyant avec vous. Je l’ai découverte quand j’essayais d’apprendre les Béatitudes. Je basais ce sermon en fonction de quelques actions et paroles du Seigneur. Je voulais vraiment reproduire les béatitudes, et je faisais de grands va et vient en criant à pleins poumons comme je pensais que Jésus l’avait fait quand Il s’adressa à la foule. Après avoir appris les Béatitudes et m’être entraîné à cette démonstration digne d’un grand orateur, je tombai tout d’un coup sur la phrase qui précédait les Béatitudes : ‘ Et, après qu’Il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de Lui. Puis ayant ouvert la bouche, Il les enseigna, et dit …’. Les rabbins se mettaient souvent assis, quand ils allaient donner ce qu’on pourrait qualifier d’enseignements importants ou de paroles très sérieuses. Cela ne nécessitait pas de grandes démonstrations réalisées avec panache ni d’intonation croissante. Mais cela impliquait une façon raisonnable de penser et une douce persuasion.

Voilà ce qui traverse mon esprit, alors que nous nous penchons sur le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes. Nous irons aussi loin qu’il nous semble nécessaire d’aller, et peut-être réussirons-nous à explorer le premier chapitre des Actes, qui va de la résurrection au jour de la Pentecôte

Localisation du livre des Actes :

Nous ferons quelques observations sur ce livre pendant que nous commençons à l’étudier. Tout d’abord, parlons de sa localisation à l’intérieur du livre canonique. Les Actes se trouvent à un endroit vraiment très stratégique. Vous êtes-vous déjà imaginé le Nouveau Testament sans le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes ? Dans un simple exemple, cela aurait provoqué de la confusion de conclure sur l’Évangile de Jean, qui se termine par la question de Jésus à Pierre sur son amour pour Lui, (et pour les autres évangiles, le problème aurait été le même), et d'ouvrir directement l’épître aux Romains. Nous aurions été en droit de nous demander : ‘Mais qui est ce Paul ?’, ‘comment l'Évangile est-il arrivé à Rome ?’ et ‘qui sont ces personnes qui ne sont pas juives?’. En effet, les Actes couvrent une période de trente ans, depuis l’ascension de Jésus, jusqu’aux environs de l’an 63 après Jésus-Christ, avec l’emprisonnement de Paul à Rome. Tout le récit des Actes des apôtres nous aide à comprendre ce qui s’est passé pendant la croissance de l’Église à ce moment-là, comment une personne comme Paul a reçu son ministère, et comment l’Église s’est étendue, non seulement géographiquement depuis Jérusalem jusqu’à Rome, mais aussi culturellement, touchant les Juifs aussi bien que les païens. Et sans ce livre historique, les Actes, cinquième livre du Nouveau Testament, nous serions dans le noir au sujet de ces choses.

Le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes couvre donc une période de trente ans environ. Ce serait passionnant de s’imaginer ce que l’histoire nous réserve dans les trente prochaines années. Est-ce que les trois prochaines décennies seront les plus importantes dans la croissance de Église si Jésus tarde, importantes à tel point qu’il serait nécessaire de rédiger un livre du même type que les Actes ? Qui de nous pourrait imaginer ce qui arrivera en 2017 (texte rédigé en 1987),quand j’aurai 76 ans, et vous pouvez calculer quel âge vous aurez aussi si vous êtes encore en vie d’ici trente ans ? Qui, parmi les croyants de Église qui naissait alors à la Pentecôte, aurait pu prévoir ce que les trente années qui allaient suivre signifieraient pour Église ? Et cela a été une période d’une puissante expansion.

Qui est l’auteur du livre ?

Vous ne trouverez pas son nom écrit bien sûr, et il en est de même pour tous les auteurs des évangiles. C’est étonnant que Matthieu ne se soit pas fait connaître, ni Marc, Luc et Jean quand ils rédigèrent les évangiles. Ainsi, Luc ne s’est pas nommé non plus, quand il écrivit ce actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes. Je pense que cela signifie beaucoup, car si moi j’avais écrit un évangile ou l’histoire de l’Église primitive ( et souvenez-vous que ce sera la seule histoire de l’Église pendant trois siècles, Eusebius en rédigea une seconde en 300 après Jésus-Christ ), si donc moi j’avais écrit un livre d’une si grande puissance de persuasion, j’aurais voulu y mettre mon nom. En premier lieu, pour les droits d’auteur. Puis, pour une certaine reconnaissance.

Pourquoi donc les auteurs des évangiles sont-ils restés silencieux sur ce point ? Pourquoi Luc n’a-t-il pas donné son nom ? Je pense qu’il y a pour cela deux raisons possibles, qui sont encore importantes pour notre instruction sur l’Église d’aujourd’hui. La première raison, c'est que l’histoire qu’ils racontent n’est pas la leur, ce n’est pas leur biographie, et ce n’est donc pas leur propriété. C’est l’histoire qui appartient à toute l’Église de Jésus-Christ. Donc, il n’aurait pas été convenable qu’ils superposent leurs noms ou leurs diplômes ou leurs talents sur ce qui appartient au Seigneur et à Son peuple. Et ils l’ont donc dignement représentée, non comme leur histoire personnelle, mais comme ce qui appartient au peuple de Dieu.

Ensuite, je pense que l’autre raison pour laquelle ils ne se sont pas nommés, c'est que le Seigneur leur avait communiqué l’humilité; ils voulaient faire honneur au Seigneur Jésus, et ne pas exiger d’être reconnus. Ils se sont donc tranquillement effacés au dernier rang pour raconter Son histoire. L’histoire devrait être, du point de vue du chrétien, Son histoire, celle du Seigneur; l’histoire de l’action de Dieu dans nos vies et sur la planète Terre.

Date de rédaction :

Nous avons vu la localisation du livre dans le Canon, puis l’auteur du livre,;voyons brièvement la date de rédaction du livre. Si nous nous basons sur les données internes, nous sommes amenés à conclure qu’elle eut lieu peu après que les évènements du chapitre 28 (des Actes) arrivent à leur terme. Pourquoi les Actes se termineraient-ils avec un emprisonnement, si ce n’avait pas été tout ce qui s’était passé depuis ? Si Luc avait écrit le livre en l’an 70, 80 ou 90, cela semblerait étrange qu’il termine l’histoire par un emprisonnement qui eut lieu en 63, à moins qu’il ait voulu écrire un troisième volume. C’est pourquoi, il est plus juste de penser qu’il a écrit les Actes dans une période contemporaine aux évènements qui concluent le livre.

Et ceci doit être noté. Un des grands débats du monde biblique est fondé sur la date de rédaction des évangiles et des Actes. Ceux qui veulent faire preuve d’une persuasion libérale prennent toujours des dates tardives comme l’an 70, 80 ou 90, pour pouvoir dire que ce que nous avons dans le Nouveau Testament est le rassemblement de mythes, que cela a pris du temps à l’Église pour rassembler les textes, et que les écrivains de la Bible étaient plutôt des éditeurs, qu’ils n’étaient pas en fait de vrais écrivains. De plus, Luc par exemple, comme les écrivains des autres évangiles, nous rapporte le récit de la destruction de Jérusalem en l’an 70 après Jésus-Christ. Si Luc a écrit son évangile et le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes avant 70, le discours sur le mont des Oliviers que prononça le Seigneur (Luc 21 : 5 etc.) était réellement une prophétie. Mais si l’évangile de Luc et les Actes ont été écrits après 70, alors les récits sur la destruction de Jérusalem et les paroles de Jésus peuvent être mis en cause, par le simple fait qu’on ait affirmé que Jésus les avait prononcées.
Donc, il est toujours plus intéressant de regarder aux preuves internes, même pour ce que le livre dit au sujet de l’auteur et de son temps. Il est tout simplement déduit de manière implicite que le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes a été écrit à l’époque pendant laquelle les évènements du dernier chapitre ont eu lieu.

Le titre du livre :

Une autre chose qui peut être notée dans cette introduction est le titre du livre, les « Actes des apôtres ». Il n’apparaît évidemment pas dans les textes originaux. Ce titre a été donné par un premier éditeur, pour tenter de le différencier de tous les autres livres. Et c’est un bon titre: les Actes. Quelques membres du corps de Christ, qui se réclament de la branche évangélique, affirment que nous ne pouvons tirer de ce livre aucune doctrine, car selon eux, des positions doctrinales peuvent seulement être retirées à partir d’une exposition claire, un enseignement didactique, tels que nous les trouvons dans les évangiles et dans les épîtres, et qu’il n’est pas possible à partir d’expériences relatées dans les Actes de découvrir une doctrine.

Je voudrais donc me centrer sur le mot « Actes », parce que nous apprenons des vérités chrétiennes, non seulement en les écoutant telles qu’elles sont écrites, mais aussi en les voyant se démontrer. La vérité est aussi valide dans sa démonstration que quand elle est dite, par le point A, puis le point B et le point C. J’ai appris plus sur la vie chrétienne personnellement, et vous devriez en faire autant, en regardant d’autres personnes vivre cette vie chrétienne, qu’en lisant un traité sur la vie chrétienne.

Par exemple, j’ai appris plus sur l’humilité en rencontrant des personnes humbles qu’en lisant le dernier livre sur l’humilité. Donc, ne laissez personne vous dire : ‘Le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes est intéressant, mais cela ne mène à aucune position doctrinale’. Quand nous entrerons dans ce livre, nous verrons que les actions de Dieu dans l’histoire humaine et dans l’Église deviennent en elles-mêmes des modèles, à partir desquels nous formons des enseignements doctrinaux et des expériences qui sont valables et nécessaires pour le croyant d’aujourd’hui.

« Les Actes des apôtres ». ‘Apôtres’ n’est peut-être pas approprié, car les Actes ne traitent pas de beaucoup d’apôtres. Rien n’est dit au sujet de Thomas, ni de Matthieu. Nous apprenons une ou deux choses sur Jean. Et qu’en est-il de Jude ? Et Barthélemy, et André ? Leurs histoires ne sont pas rapportées dans les Actes. Donc, en réalité ce ne sont pas les actes des apôtres. Les apôtres dont il est question ici sont Pierre, dans les douze premiers chapitres, et Paul dans les seize derniers, avec un face à face des deux apôtres au chapitre 15. L’accent est vraiment mis sur deux apôtres parmi tous les autres. Dans une certaine mesure, comme quelqu’un l’a suggéré, ce ne sont pas les actes des apôtres. Tout le livre fait état des Actes du Saint-Esprit. Ce titre pourrait bien convenir, parce que le même Saint-Esprit est à l’œuvre encore dans l’Église. Même si les apôtres ne sont plus avec nous, le Saint-Esprit est encore à l’œuvre.

Comment ce livre a-t-il été rédigé ?

Voyons donc quelques versets :

1 Théophile, j'ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement



Luc fait ici référence à son premier volume, l’évangile de Luc, qui a été dédicacé à la même personne, Théophile. Théophile vient du grec theo ‘Dieu’, et phile ‘ami, amoureux’, ‘ami de Dieu’ ou ‘aimant Dieu’. Certains ont supposé que Théophile était le patron de Luc, celui qui lui apportait le soutien financier nécessaire à ses deux années de recherche pour le manuscrit. C’est une pure hypothèse, personne n’en est sûr.

D’autres ont pensé que Théophile était quelqu’un qui s’intéressait beaucoup à la foi chrétienne. Il a un nom grec, ce qui suggère qu’il n’est pas juif, et que Luc pourrait lui écrire pour le persuader et l’informer avec précision de tout ce qui arrive.

D’autres ont encore pensé que Théophile représentait simplement celui qui sera ami de Dieu, et à qui ce livre serait adressé.

Quand nous constatons que l’évangile de Luc et les Actes sont adressés à la même personne, nous pouvons dire que nous sommes en présence d’un même livre en deux volumes. Ainsi, Luc, par le simple poids de ces mots, devient celui qui participa le plus à l’écriture du Nouveau Testament, plus même que Paul, et que tous les autres auteurs du Nouveau Testament.

Luc n’écrit pas par ce que nous pouvons appeler l’inspiration dictée. C’est-à-dire qu’il n’est pas assis à son bureau disant : ‘ D’accord Seigneur, qu’est-ce qui suit ? Pourrais-tu répéter la dernière phrase ? Je n’ai pas bien compris cela.’ Il dit dans son premier volume, dans les quatre premiers versets, que sa méthode fut de consulter des sources écrites et d’interroger des témoins oculaires, lui-même n’ayant pas été un témoin oculaire. Et sur la base de ses recherches et de la précision de ce qui lui a été dit, il a pu ordonner le récit.

1 Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,2 suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole,Lire la suite



Ce que le Seigneur nous apprend au travers de Luc au sujet de l’inspiration, c'est que l’Écriture (la Bible) n’est pas le résultat d’un tour de passe-passe, où une voix se matérialise dans une chambre et commence mécaniquement à dicter à un écrivain. Il nous apprend que le Seigneur souffle Sa Parole à l’intérieur d’œuvres écrites portant les caractéristiques individuelles et humaines de l’écrivain, et ce que le Saint-Esprit fait pour encourager une personne à écrire est de garantir l’exactitude, l’authenticité et la puissance de ce que l’auteur rapporte. Donc, l’Écriture est, dans le cas de Luc, à la fois le produit de la recherche humaine superposée à l’action directrice du Saint-Esprit, donnant à l’homme la motivation d’écrire, de sélectionner les choses vraies à dire de manière précise et juste, et l’encourageant à écrire de telle manière que les mots porteront la vie spirituelle aux personnes.

Combien d’entre vous ont déjà lu une histoire ennuyeuse, une histoire vraie qui vous a complètement bercés ? Je voudrais dire que, non seulement l’inspiration apporte la définition de Écriture comme étant insufflée par Dieu, mais aussi que l’inspiration est nécessaire dans le fait que ce qui est écrit nous réveille, nous pique, nous maintient en vie spirituellement. Et une partie de l’inspiration par laquelle Luc écrit a ce caractère.



Il commence donc là ou il s’était arrêté au chapitre 24 de son précédent volume. Il dit :

1 Théophile, j'ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement2 jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu'il avait choisis.



Cela vous frappe-t-il quand il dit « tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner ». Luc résume son évangile, son volume 1, qui débute historiquement plus tôt que les autres évangiles, par l’annonce de l’ange à Marie, et qui fait remonter la généalogie jusqu’à Adam. Matthieu va seulement jusqu’à Abraham. Luc essayait de faire reculer les frontières de la connaissance de Jésus aussi loin qu’il pouvait. Il nous emmène de l’annonce de l’ange, jusqu’à l’ascension qu chapitre 24 de l’évangile. Au commencement des Actes, il résume toute cette période en disant que c’était tout ce que Jésus avait commencé de faire et d’enseigner. Ce que l’on peut déduire de cette phrase « Jésus a commencé de faire et d’enseigner » en rapport avec l’évangile, c'est que Jésus n’a pas tout fait et enseigné à ce moment-là. C’est là la chose extraordinaire qu’il dit à l’Église. Si tu penses que Jésus fait seulement partie de l’histoire, si tu penses que Jésus appartient au temps passé, c’est qu’il te faut considérer quelque chose d’autre, parce que ce même Jésus qui est monté au ciel continue aujourd’hui encore d’agir et d’enseigner.

Je suis immédiatement interpellé par cet aspect. En fait, c’est le même thème par lequel Marc commence son évangile, où il y a cette phrase tellement profonde :
 
1 Commencement de l'Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.



...‘Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu’, sous entendant que tout ce qu’il écrit n’est seulement que le commencement, le début de ce que Jésus fait. Toutes les fois où nous respirons profondément le Saint-Esprit du Nouveau Testament, nous respirons l’air d’un Christ ressuscité et vivant au milieu de Son peuple. Non pas un personnage historique mort dont le travail serait fini, mais une réalité spirituelle vivante dont le travail ne fait que commencer.

J’aime cela.

2 jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu'il avait choisis.3 Après qu'il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.



Qu'a fait Jésus pendant 40 jours ?

Le ministère public de Jésus est intercalé entre deux périodes de quarante jours. Dans la première de ces périodes de quarante jours, Jésus est totalement seul, Il est dans le désert, tenté par satan. Les quarante jours qui suivent la résurrection, Il est avec Ses disciples. Il n’est pas avec les foules, Il n’apparaît pas aux incroyants. Il confirme Son œuvre auprès de ceux qui ont eu confiance en Lui.

Que pensez-vous que Jésus ait fait durant ces quarante jours ? J’aurais aimé savoir beaucoup de choses au sujet de ces quarante jours, si j’avais eu la chance d’interroger Jésus. J’aurais voulu savoir quelle est la nature de la trinité. J’aimerais que cela me soit clairement expliqué. Si quelqu’un d’entre vous pouvait expliquer cela pour la satisfaction de tout le monde, il vous faudrait écrire un livre.

Et je voudrais connaître le rapport entre la prédestination et le libre choix. J’aurais interrogé Jésus pendant ces quarante jours, de la même manière que mon fils et son camarade de chambre ont discuté.

J’aimerais aussi en savoir plus sur l’ordre angélique, et sur l’importance des rangs entre les séraphins, les chérubins et les anges. Qu’est-ce que ça doit faire d’être un ange ? Comprendre leurs rangs et leur possibilité d’avoir des promotions, et tout ce genre de choses. Ce serait intéressant de savoir.

Je voudrais en savoir un peu plus sur ce qui arrive quand l’esprit quitte le corps. Je sais que nous allons avec le Seigneur, même quand notre corps est mis sous terre. Mais comment ai-je encore une existence en attendant que mon corps soit ressuscité ? Je sais que tout cela va se passer, mais j’aimerais le comprendre un peu plus.

J’aurais aussi voulu que le Seigneur nous montre peut-être quelques diapositives de ce qu’est le paradis. Bien sûr qu’Il avait la capacité de faire des diapo. Vous pensez que les lois de la photographie lui étaient inconnues ! Il est le créateur de toutes choses. Il aurait ramené quelques images du lieu, qu’Il aurait laissé en partant - elles auraient financé Son Église pendant longtemps de cette manière. Jésus avait beaucoup de moyens de lever des fonds pour Son Église, moyens qu’Il n’a pas utilisés pour maintenir son Église en bonne santé.

Mais j’aurais aimé savoir cela. J’aurais aimé connaître les choses cachées. La raison pour laquelle je soulève ces choses, c'est qu’il y a toujours eu dans le monde chrétien ce qu’on appelle le gnosticisme. Le gnosticisme vient d’un mouvement hérétique, qui débuta à la fin du premier siècle et s’est étendu à travers les premiers siècles. Ce mot vient du grec ‘gnosis’, connaissance. Les agnostiques se sont présentés, et ont dit : ‘Ici, vous avez la Parole externe, mais si vous venez avec nous, nous vous donnerons les interprétations cachées des Écritures. Nous vous mettrons au centre des songes et des révélations. Vous venez avec nous, et vous n’aurez plus le lait des enfants. Vous accéderez directement à la nourriture solide pour comprendre les rangs des anges.’ Ils avaient toutes sortes de mystères à exposer.
Il y a toujours un subtil danger dans le corps de Christ, que nous nous éloignions des choses simples des Écritures pour aller vers des vérités ésotériques ou gnostiques. Nous ne pouvons pas essayer de savoir ou d’identifier certains mystères, ils ne nous regardent pas parce qu’ils ne sont pas révélés dans la Bible.

Il est intéressant de noter que Jésus n’a pas pris ces quarante jours comme une plate-forme pour donner de nouveaux enseignements qui n’avaient pas été transmis pendant les trois ans de Son ministère terrestre. Ce qu’Il a fait est d’affermir ce qui avait été donné durant Son ministère terrestre. Les bases qui avaient été posées concernaient le royaume de Dieu. Si vous regardez l’enseignement de Jésus dans les évangiles, tout ce qu’Il disait était centré sur le royaume de Dieu. Les paraboles traitent en grande quantité du royaume de Dieu, surtout dans l’évangile de Matthieu. Le royaume de Dieu défini par Jésus est à la fois maintenant et dans le futur. Il est maintenant dans le cœur. Il n’est pas visible. Il n’est pas politique. Il n’est pas extérieur. Il doit être reçu et doit croître secrètement comme une semence en terre, et possède différents niveaux de croissance et de répercussions. Mais le royaume futur, quand Jésus reviendra, sera extérieur, sera politique et sera pour tous. Mais pour l’instant, Son royaume est en toi. Et Jésus renforçait le message du royaume et de ces jours, en expliquant pourquoi, en tant que Roi, Il devrait donner Sa vie, ici à Jérusalem, et mourir pour Son peuple.

Donc, pendant ces quarante jours, Il renforce et réitère tout ce qu’Il a fait durant ces trois ans de ministère où Il parlait du royaume de Dieu.
En plus de parler d’une question doctrinale, le royaume de Dieu, Jésus parle aussi d’une personne.

4 Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il;5 car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.



Jésus était en train de dire aux disciples : ‘En plus de tout ce que je vous ai dit, je vais vous faire un cadeau.’ Le cadeau faisait aussi référence à un baptême. Le baptême (ou immersion) du Saint-Esprit.

Immédiatement, nous entrons dans une question doctrinale. Les disciples étaient-ils sauvés à ce moment-là ? Avaient-ils fait leur confession de foi en Jésus-Christ ? Et s’ils étaient sauvés, n’avaient-ils donc pas déjà reçu le Saint-Esprit ? La réponse à toutes ces questions est oui, l’évangile le témoigne, ils sont passés de la mort à la vie, ce qui a commencé avec la déclaration de Pierre alors qu’ils étaient à Césarée de Philippe : « Tu es le Christ (le Messie), le Fils du Dieu vivant ». C’est sur cela que la foi chrétienne repose.

Après la résurrection, Jésus souffla en Ses disciples, et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ».

22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit.



Par ce geste, Jésus recrée la scène du Jardin d’Eden, quand Il souffla dans le corps sans vie de l’homme un souffle de vie. A ce moment-là, après la résurrection, Jésus dit : ‘Je suis le nouvel Adam, le second Adam, et j’ai un nouvel ordre de vie. Pas seulement la vie biologique que j’ai donnée à Adam, mais je souffle maintenant en vous la vie de résurrection.’ Il souffla alors en eux, et ils reçurent le Saint-Esprit. Le souffle, le vent, la puissance vivifiante de Dieu est dans la personne du Saint-Esprit.

L'action du Saint-Esprit :

La conclusion que nous pouvons tirer de cela est que quiconque croit au Seigneur Jésus-Christ, dans Sa puissance et dans Sa résurrection, reçoit le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit habite tout chrétien né de nouveau. Je dis cela en tant que prédicateur pentecôtiste qui enseigne qu’il y a une expérience avec le Saint-Esprit qui va plus loin que la conversion, c’est le baptême dans le Saint-Esprit. Ici, dans Actes 1:5, Jésus ne parle pas de l’expérience de la conversion. Ils l’avaient déjà vécue dans Jean 20, quand Il souffla en eux pour leur transmettre les gains de la vie de résurrection. Mais ce qu’Il dit maintenant, c'est que ‘vous qui êtes Mes disciples, qui croyez en moi, il y a une autre expérience que vous pouvez faire pour être saturés de l’Esprit.’ Nous le verrons un peu plus loin, quand nous étudierons ces passages dans le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes.

Jésus tenait vraiment à ce que Ses disciples ne s’en aillent pas et ne fassent pas des choses avec leurs propres forces. Si quelques-uns de nous avaient été présents alors que Jésus montait au ciel, nous aurions pu légitimement dire : ‘Et maintenant, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous devons avoir un petit comité qui planifie certaines choses.’ Et j’aurais suggéré que nous ayons un département pour la mission. Ensuite, nous aurions développé plusieurs autres objectifs. Puis, nous aurions établi nos stratégies, jusqu’à la fin. Nous ferions cela dans un souci de méthode. Nous organiserions de bonnes gestions de processus, et nous arriverions à la conclusion qu’il est temps d’aller gagner le monde; donc les amis, nous devons comprendre tout cela.

Je n’ai rien contre un planning correctement fait, mais je suis pleinement convaincu que le Saint- Esprit est à l’œuvre dans le monde pour laisser des points dans la confusion. Il y a des fois, où j’arrive à relier le point A aux points B, C, D avec ma façon logique et méthodologique, et l’intention du Saint-Esprit est de mettre de façon absolue du brouillard sur les points BCDEF, et de relier d’un seul coup le point A au point G. C’est ce qu’Il fait. Parfois, nous avons besoin simplement de réaliser que le Saint-Esprit est ce qu’Il affirme être. Il est souffle, ou vent, et Il peut entrer tout d’un coup en rafale et nous emmener soudainement là nous n'avions jamais pu être. Nous ne devons pas toujours voir la croissance spirituelle comme la croissance biologique - régulière et progressive. Bien sûr, la croissance spirituelle c’est cela, il faut ajouter ligne sur ligne et précepte sur précepte. Mais il y a des moments où il semble que spirituellement nous sommes déplacés, nous avons une puissante rencontre avec Dieu, et nous sommes de toute manière loin d’ici. Trente minutes peut-être ont passé, mais une puissante transformation a eu lieu.

Jésus dit à Son Église : ‘Vous avez besoin du Saint-Esprit, car la mission que je vous ai confiée est trop grande pour que vous l’accomplissiez par vous-mêmes, et qu’importe si vous êtes brillants. Vous devez vous appuyer sur une puissance qui est plus grande que votre propre force.’ L’Église doit compter sur la personne de Dieu pour accomplir le travail de Dieu. Si elle ne le fait pas, elle sera comme immobilisée au milieu d’un marécage.

Vous recevrez donc le Saint-Esprit, qui n’est pas une promesse qui leur a été adressée à eux seuls, mais une promesse, comme nous le verrons quand nous parcourrons les Actes, qui a nous a été faite à nous tous. Ne vous éloignez pas de Jérusalem. Ne vous préoccupez pas de faire des choses, jusqu’à ce que vous ayez cette puissance et ce baptême. Alors, tout a continué. Quarante jours ont passé. Il leur a parlé de Son plan, le Royaume de Dieu, et de la personne du Saint-Esprit. Ils avaient juste l’impression d’être dans le vague à la fin. La question était celle ci : Jésus, où est le royaume ? Et ils se raccrochent encore à cela. ‘Nous croyons que Tu es le Roi, le Messie; ton royaume a commencé dans nos cœurs. Mais quand vas-tu donner ce royaume à Israël ?’ Ils vivaient dans une culture qui avait une perspective du royaume qui différait.

Il est intéressant de noter que cette culture est encore présente de nos jours. Si nous regardons dans les camps chrétiens aujourd’hui, il y a très peu de différences avec ce qui se passait dans les camps du Judaïsme à l’époque du actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes. Il y avait les Esséniens qui disaient, au sujet du royaume de Dieu : ‘Le monde est tellement en désordre que nous ne pouvons rien faire pour lui. Nous n’essaierons même pas. Nous irons dans le désert, fonder notre propre communauté, vivre ensemble, être saints et nous rendre purs. Si nous sommes assez saints et assez purs, le Maître de la justice viendra peut-être, et s’Il vient, Il viendra chez nous. Et là où vous savez avec le reste du monde.’ Ce groupe représente ceux de l’église qui se réclament du verset suivant : « Sortez du milieu d’eux , et séparez-vous; ne touchez pas à ce qui est impur ». Ils veulent dire par là: ‘Nous voulons vivre fermés sur nous-mêmes. Ne nous dites pas que nous devons rencontrer d’autres personnes. Nous sommes le club saint. Quand Jésus reviendra sur terre, Il viendra vers notre église, notre pasteur et notre dénomination. Nous seuls louons Dieu. Le monde rejette le royaume de Dieu. Tout est destiné à être jeté aux ordures, mais nous sommes les seuls justes, les Esséniens. Le royaume ne vient pas pour les gens du dehors, il est pour nous.’

Ensuite, il y avait les Zélotes qui disaient : ‘ Rien de tout cela…Dieu Lui-même retarde le royaume pour savoir si nous le prenons au sérieux. Alors, activons-nous. Nous devons montrer notre foi dans le Seigneur. Donc, engageons-nous dans la politique, et montrons au Messie que nous avons compris l’affaire. Mettons Rome dehors à grands coups de pied. Prenons le gouvernement. Dominons la société. Faisons arriver le royaume ici et maintenant. Et si pour cela il faut faire usage de la force, allons-y.’ Ils étaient appelés les zélotes. Ils pensaient que le royaume ne viendrait pas, tant que le Seigneur ne verrait pas notre volonté de l’installer. Alors, quand nous aurons tout préparé, nous pourrons dérouler le tapis rouge et dire : ‘Viens’.

Puis, il y avait les Saducéens, qui représentent la branche libérale de l’église qui disait: ‘Tout ce remue-ménage pour un royaume! Il ne viendra jamais, insensés ! Le monde dans lequel nous sommes est le meilleur qu’il soit possible de faire. Et tout le monde doit entrer dans un système religieux, car on a tous besoin de religion. Donc, offrons-leur des institutions, faisons tout pour bien accueillir  la religion, mais quand même, ne prenons pas trop les choses au sérieux, oublions toute cette agitation au sujet des miracles, des anges et de la vérité révélée et de toutes les choses comme cela. Disons juste que tout ce qui fonctionne est bon. Laissons le système se mettre en marche, gardons pour nous les crédules, et tâchons de récolter assez de revenus pour la grande entreprise dans laquelle nous nous engageons.’

Ensuite, il y avait les Pharisiens, que Jésus a clairement identifiés, et qui disaient : ‘Tout ce que nous avons à faire est de faire de notre mieux dans cette génération perverse. Ne vivons pas trop éloignés de la société, mais gardons un code interne qui nous en différencie.’ Et ils ont laissé étendre cela, jusqu’à avoir un code extérieur (vêtements) qui les différenciaient.

Dans un sens, ils recherchaient tous le royaume de Dieu. Les disciples sortirent de ce modèle, et demandèrent : ‘Et le royaume, Seigneur ? Quand viendra t-il Ton royaume? Vas-tu rétablir Israël maintenant ?’
Jésus ne leur a pas répondu : ‘Ne savez-vous pas que le millénium n’aura jamais lieu, et que toutes les promesses pour Israël appartiennent au passé ? Il y a une nouvelle convention. Jérusalem ne sera jamais capitale mondiale, le temple ne sera jamais reconstruit, l’antichrist ne viendra jamais, et le Messie ne s’assiéra jamais sur le trône de Jérusalem - tout cela c’est du passé. Et vous ne savez pas quoi ? Je vais devoir rester encore avec vous pendant quarante jours de plus, les amis, il va falloir réviser votre théologie !’

Il ne leur a pas répondu de cette manière. Il leur a juste dit : « Ce n’est pas à vous de connaître les ‘chronos’ ou les ‘kairos’, les temps ou les moments. » Ce sont deux mots grecs qui sont synonymes. ‘Chronos’ a donné ‘chronologie’, ce que vous faites quand vous regardez votre montre. Vous regardez la chronologie, le temps, d’une certaine manière. Ce n’est pas à vous de connaître la longueur du temps, ou le ‘kairos’ -le moment- le temps approprié, le temps correct, la qualité du temps. Ce n’est pas à vous de connaître la quantité de temps ni la qualité de temps. Mais il vous appartient de faire quelque chose. C’est à vous de recevoir une puissance, quand le Saint-Esprit surviendra sur vous.

Puissance. J’ai entendu plusieurs prédicateurs dire que le mot qui souligne ‘puissance’ est ‘dunamis’, qui a donné ‘dynamite’. Le seul problème avec la dynamite est qu’elle explose les gens. Je ne crois pas que Dieu ait promis ici une expérience de type T.N.T (explosif puissant). Ce qu’Il a promis est qu’Il ferait deux choses en rapport avec notre potentiel. Nous avons tous du potentiel que nous n’avons pas enfoui. C’est notre potentiel inné, notre habileté innée. La puissance implique la capacité d’atteindre notre potentiel. C’est une dimension du sujet.

L’autre dimension est celle-ci. Il y a en vous un potentiel que vous ne voyez pas, et que Dieu seul voit. La puissance du Saint-Esprit est là pour vous faire marcher dans ce second niveau de potentiel, qui est au-delà de votre potentiel inné en tant qu’être humain. Pour moi, c’est extraordinaire ! Dieu ne me fait pas encore tout faire. Parfois, je suis frustré au sujet de ce que je fais, de mon manque d’habileté, et j’ai besoin d’un bon remontant comme celui-là, qui me dit que Dieu ne s’est pas arrêté à produire du potentiel dans ma vie naturelle, Il en a aussi produit pour l’homme spirituel, une capacité qui est au-delà de ce que je peux voir personnellement. Il veut nous donner ce ‘dunamis’ du Saint-Esprit, pour que nous soyons Ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Regardez la tâche de l’Église primitive. J’ai fait déjà cette comparaison, mais si vous prenez le nombre de personnes alors sur la terre, alors vous aurez la magnitude de la tâche qu’ils avaient à accomplir. Il y avait environ quatre millions de personnes en Palestine en ce temps-là. Quatre millions pour Jérusalem et la Judée. Cent vingt personnes qui étaient envoyées vers quatre millions de personnes. Ou encore un croyant pour trente trois mille personnes. En terme de comparaison, il aurait fallu quatre croyants pour atteindre les deux villes de Costa Mesa et Newport Beach de cent dix mille habitants environ. Il y avait environ deux cent cinquante millions d’habitants dans l’empire romain, ce qui nécessitait un croyant pour atteindre 1,2 million de personnes. Waouh !

Une des preuves en faveur du christianisme, c'est que l’Église est toujours là après vingt siècles, et qu’elle a pénétré le monde. De plus, elle a grandi à partir d’un petit groupe de 120 personnes, et elle a laissé de puissants effets. En fait, en l’espace de trente ans, elle était si puissante qu’il était impossible de la dénombrer. Après un moment, même le actes" href="/tag/livre+des+actes">livre des Actes ne pouvait plus faire le compte. En effet, après le jour de la Pentecôte, l’Église n’a jamais pu rester dans une simple chambre haute. Vous savez que nous ne serons plus jamais dans une chambre, jusqu’à ce que soit venu le grand banquet du Royaume. Un moment donné, l’Église de tous les temps et de tous les groupes ethniques va être rassemblée dans un même lieu pour célébrer le festin des noces de l’Agneau. Ce sera la fois où nous serons tous dans un même lieu. Actes 1 et 2 présentent la dernière fois où l’Église était rassemblée dans un lieu, parce qu’elle a explosé en nombre ensuite. Parce qu’elle a reçu un ministère.

Jamais personne ne devrait regarder à la taille du défi, et dire qu’il n’est pas possible à relever. Observez les tendances que nous avons en tant que chrétiens. Nous recherchons à avoir des relations personnelles étroites, car nous vivons dans un monde tellement impersonnel, et nous avons peu de contacts avec les personnes de notre famille éloignée. Nous disons souvent de l’église : ‘J’espère qu’elle ne grandira pas beaucoup, parce que je n’aime pas les grandes églises.’ Je comprends ce que les gens veulent dire par là. C’est triste de se retrouver perdu dans une grande foule, et de ne connaître personne. Mais si l’Église répond à sa mission qui est de faire connaître l’Evangile à tout être humain, la croissance fait partie de ce qui revient à Dieu de faire. Je veux dire que nous allons entrer dans une vision de la croissance, ou dans un modèle de croissance, où au lieu de vouloir de petites choses, rien que pour notre confort, nous aurons plus de responsabilité si nous voulons que le royaume s’étende. Voulez-vous plus de confort ou plus de responsabilité? Ce désir déterminera à quel niveau de maturité vous êtes arrivé en tant que croyant. Les croyants immatures veulent le confort. Ils veulent ne rien avoir à faire. Dans une église confortable, vous connaissez le nom de tout le monde. Dans une église en croissance, vous ne connaîtrez jamais les noms de tous - il y en a trop. Dans une église confortable, nombreux sont ceux qui n’ont rien à faire. Dans une église qui grandit, on aura toujours besoin de travailleurs, parce que nous serons dans un système de responsabilité qui touchera notre vie spirituelle et notre comportement.

8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.9 Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux.



Cela surpasse tout lancement du Cap Canaveral. J’aurais aimé assister à cela.

Le Seigneur défie absolument toutes les lois physiques. Il a pu décoller sans engin. Vous devez vous demander: ‘Où est-Il allé ? Comment a-t-Il survécu dans l’ionosphère quand Il a atteint les 10 000 mètres? Qu’est-ce qui a suivi ? A-t-Il survolé les planètes? Jusqu’où est-Il allé ? Le trône de Dieu est-il quelque part en dehors de notre univers ? Le tour de l’univers fait environ 10 milliards d’années lumière d’ici, ce qui signifie que vous pourrez y être si vous voyagez 300454 kilomètres par seconde pendant dix milliards d’années. Mais même si vous arrivez là-bas, il se pourrait que ce ne soit pas fini, et qu’il y ait encore devant vous l’espace. Donc, quand il est dit que Jésus monta au ciel, ce n’est pas dans le ciel bleu. Ce ciel dont il est question doit être en dehors de tout ordre créé,  et cela ne prend pas dix milliards d’années lumière pour y aller. Tout comme cela ne prend pas dix milliards d’années pour que nos prières parviennent devant Dieu. Mais enjambant temps et espace, dans une dimension qu’aucun télescope n'ait jamais testée, Jésus partit de la terre au ciel ! Si vous n’êtes pas dans le miraculeux, le christianisme n’est pas pour vous. Il y a beaucoup plus qui va se passer ici.

Une des choses que nous savons au sujet de l’Evangile de Jésus et du changement intervenu dans la vie des disciples, c'est qu’ils étaient des témoins oculaires de tout cela. Ils étaient témoins oculaires de la résurrection. Ils étaient témoins oculaires de Christ vivant, qui leur avait présenté des preuves infaillibles. Et ils étaient témoins oculaires de Son ascension. Une personne sans ce genre d’expérience n’aurait rien cru de tout cela. Mais eux, ils étaient de ceux qui avaient cru, qui avaient vu, et qui s’étaient portés témoins de tout cela.

Il y a un autre point que je voudrais souligner à propos de l’ascension. Etant allé en Terre Sainte plusieurs fois, j’ai pu faire quelques observations. Le Mont des Oliviers est l’un de mes endroits préférés. C’était bien sûr un des endroits préférés de Jésus. Il aimait prier en bas du mont des Oliviers, dans le Jardin de Gethsémané. Il prononça sur le mont des Oliviers un de Ses plus grands discours, directement face au temple. Il alla du mont des Oliviers jusqu’à Béthanie, puis y revint durant la dernière semaine. Et Il partit du Mont des Oliviers.

Tout comme dans le temps de Jésus, le mont des Oliviers est de nos jours un cimetière. Dans le judaïsme, être enterré était une question importante. Mon premier choix aurait été d’être enterré sur le Mont des Oliviers. Je ne sais pas comment on m’aurait mis là - Musulmans d’un côté et Juifs d’un autre. Je ne crois pas qu’il y ait un cimetière chrétien là-bas. Mais il y a des tombes qui datent de très longtemps, pas seulement des siècles, mais des millénaires ! De ce côté, le mont des Oliviers est recouvert de pierres tombales, et dans ce lieu de mort, Jésus devint le premier être humain qui, au lieu de descendre dans le Mont des Oliviers (dans une tombe), est monté du Mont des Oliviers !

Ce point n’a pas échappé aux contemporains de Jésus. Jésus est Celui qui n’est pas allé en terre, mais Il est remonté de la terre, (de la tombe), et Il a pris le lieu symbolique du cimetière dans le Judaïsme pour en faire un lieu de triomphe et d’ascension. C’était un véritable coup de maître, le Seigneur sait faire preuve de stratégie. Il a pris les symboles de la mort pour en faire des symboles de la vie.

Et Zacharie dit qu’Il reviendra sur le Mont des Oliviers. Je serai au ciel, et là-bas je ne regarderai pas la télé. Mais j’aimerai voir tous les bulletins d’informations quand les tombes du Mont des Oliviers s’ouvriront.

10 Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent,11 et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel.



...[Notez qu’ils n’avaient ni ailes ni ce genre de choses. Ils portaient juste des vêtements blancs.]

Il y a des gens de nos jours, tout comme les gnostiques au temps des apôtres, qui disent que Jésus n’aura pas un retour littéral sur terre, que Son retour sera un retour dans les vies transformées de Ses enfants; ce serait un retour caché. Mais ce point est réfuté par le fait que Son retour sera aussi visible et physiquement évident que Son ascension au ciel.

Jésus donc partit au ciel, et l’Église fit des choses décrites aux versets 12-26, qui nous renseignent sur le caractère de l’Église primitive. Je voudrais juste prendre quelques instants pour parler de cette puissante église pré-pentecôtiste. Quand une église commence à entrer dans ces qualités (nous pouvons en noter 4 décrites v. 12-26), ou quand un chrétien individuel commence à avoir ces qualités, ils ouvrent leur vie à un puissant travail du Saint-Esprit.

1 - L'obéissance :

La première de ces qualités est l’obéissance. Elle est toujours la marque d’une discipline (processus pour être un disciple) mature, mûre, et d’une église vitale. Quand Jésus est parti, les disciples n’ont pas commencé immédiatement à se disperser ou à répandre les nouvelles, mais ils se sont souvenus que Jésus leur avait dit de retourner à Jérusalem et d’attendre. Alors, même s’ils n’avaient pas compris cela, et même s’il y avait en eux une joie qui les brûlait, et qui les aurait rendus capables de parler aux autres de tout cela, ils ont obéi et sont retournés à Jérusalem.


2 - L'unité :

La seconde chose qu’ils ont faite, c'est qu’ils se sont rassemblés d’une manière unie. Il y avait les douze qui avaient été appelés. Ils persévéraient dans la prière avec les femmes. Ce n’était pas un groupe masculin. La dernière mention qui est faite de Marie dans la Bible, c'est qu’elle faisait partie de la réunion de prière; elle ne dirigeait pas la réunion de prière, et personne n’adressait ses prières à Marie. Cela doit être noté. Elle était membre de la réunion de prière. Et les frères de Jésus, qui dans les évangiles avaient été mentionnés comme étrangers à Jésus et ne croyant pas en Lui, eux aussi étaient là. En fait, ils étaient 120 environ à être là. Actes 2 : 1 nous dit qu’ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Il y avait une puissante unité. Ils sont restés dans le même lieu pendant dix jours.

1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.



J’aimerais vous montrer que l’unité prend du temps à se mettre en place. L’un des problèmes de l’église contemporaine est que nous n’avons pas de temps. 70 -80% de l’Église de Jésus-Christ aujourd’hui prennent le temps de se retrouver pendant une heure de prière dans un lieu de culte, et c’est tout. Je vais vous faire une remarque. Aussi longtemps que l’Église continuera dans ce modèle, il n’y aura pas de réveil. Ce n’est pas possible d’avoir un réveil et de prendre seulement une heure de prière par semaine pour être avec le peuple de Dieu. Cela n’arrivera jamais. Cela n’arrivera même pas dans un milliard d’années. Cela a une grande importance d’être ensemble, pas seulement être ensemble socialement, mais aussi spirituellement, prier ensemble, chanter ensemble, écouter la Parole de Dieu ensemble, témoigner ensemble. Etre ensemble prépare le terrain, et en fera un sol fertile pour y placer un nouveau croyant. Au lieu de mettre un nouveau croyant dans une communauté d’étrangers, l’Église doit être un réseau vivant de profondes relations entre des personnes qui ont reçu la grâce du Saint-Esprit.

Je vous avouerai en tant que pasteur que je ne sais pas comment faire pour changer cette tendance de l’Église. Nous sommes dans une culture qui légitime d’être si occupé. Tout le monde prend la direction qui lui plaît. Nous avons acquis la mobilité. Nous avons même la mobilité financière. Nous avons des maisons sur roues. Nous avons des revenus qui permettent aux gens de poursuivre leurs occupations personnelles. Il n’y a rien de mauvais avec ces choses. Sauf que finalement, cela a des effets dévastateurs sur l’Église, parce que les gens n’ont pas le temps d’être l’Église.

Que se passerait-il si, en tant que pasteur,  je demandais à chaque membre de la congrégation de prendre dix jours de vacances, du 1er au 10 juillet, et de ne rien faire si ce n’est de se réunir, et de passer ces dix jours à chanter, prier, manger ensemble, connaître Dieu, veiller, et entendre la Parole de Dieu ? Nous prendrions dix solides jours en tant qu’Église. Une fois venu, tu ne pourrais partir. Tu devrais être là, et l’église entière partirait ensemble. Personne ne serait mis à l’écart. Si nous faisions cela pendant dix jours, nous pourrions ensuite écrire l’histoire en lettres capitales sur des kilomètres, parce que l’Eglise exploserait. Vous ne pouvez pas avoir ce genre d’expérience en groupe dans la présence du Saint-Esprit, sans avoir quelque chose qui se passe et qui change radicalement et pour toujours les relations entre le peuple et Dieu et entre le peuple lui-même. Tant que l’Église continuera à n’avoir qu’une heure de rencontre par semaine, elle gagnera peu de terrain, et ne pénétrera pas dynamiquement la société dans laquelle elle vit. Je souhaite que cela ne soit pas vrai, mais j’ai bien peur que si. En tant que pasteur, je suis frustré par ce domaine de l’Église.

L’unité est essentielle, et elle prend du temps à se construire. Les disciples n’étaient pas riches individuellement. Selon mon opinion, Pierre et les autres étaient des pêcheurs de classe sociale moyenne. Ils n’avaient personne pour les soutenir individuellement. Mais ces gens ont pris le temps d’être ensemble. Ils étaient au commencement d’une chose entièrement nouvelle que Dieu réalisait sur terre, et cela a pris du temps. Ils ont forgé une unité. Le Saint-Esprit a forgé une unité entre eux. C’était le point critique.

3 - Méditer la Parole :

Une autre chose très importante qu’ils ont faite, c'est qu’ils ont médité la Parole. Ils ont obéi au Seigneur. Ils étaient unis. Et ils méditaient la Parole. Nous savons cela, à cause de ce qu ‘ils ont fait. Pierre, alors que la rencontre se poursuivait, a été troublé, car il lisait les Psaumes 69 et 109. Pierre comprenait que ces deux Psaumes parlaient de l’ennemi du Seigneur. L’innocent que ces deux Psaumes décrivaient avait un ennemi. Jésus était cet innocent, et Il avait un ennemi -Judas. Ces deux Psaumes parlent de manière éloquente du sort de Judas. Ils contiennent des phrases : « Que se demeure devienne déserte et que personne ne l’habite », et « qu’un autre prenne sa charge ». Pierre lisait cela et il dit : ‘Il faut que quelqu’un prenne sa position. Il y a une parole qui dit ‘qu’un autre prenne sa place’’.

Ils ont donc choisi quelqu’un qui remplacerait Judas. Je ne veux pas entrer dans toute l’affaire de Judas. Je veux juste noter que c’était après avoir étudié les Ecritures que l’Église primitive a pris la décision de le remplacer. Certains ont dit que l’Église primitive, avant la Pentecôte, a fait ici une erreur, car elle n’avait pas le Saint-Esprit, et elle a donc agi prématurément, que Dieu avait gardé la douzième place pour l’apôtre Paul, et que l’Église primitive a agi avec présomption et s’est trompée.

Je dis que cela est faux ! Ici, l’Église primitive prenait sa toute première décision après l’ascension du Seigneur, et elle agissait guidée par la Parole de Dieu. Si vous ne pouvez pas être guidé par la Parole, alors en quoi vous confierez-vous ? Je ne pourrai le croire. Je ne vois pas cela logique d’affirmer que dans sa toute première décision, après que Christ a été enlevé, l’Église a commis une énorme erreur. Je ne peux pas adhérer à cela. Ils lisaient les Ecritures. Ils étaient absorbés par les Ecritures et voulaient être guidés par elles. Les gens d’aujourd’hui auraient sans doute dit, et cela aurait été une vraie confusion : ‘Non, nous n’allons pas consulter les Ecritures. Allons prier pour avoir une révélation. Qui a eu une révélation? Qui a eu le don de prophétie pour savoir qui doit remplacer Judas ?’

Non, ce n’était pas cela du tout. Ils ont consulté la Parole pour savoir s’il y avait une direction. Puis, ils ont fait des choses banales. Ils ont dit qu’il fallait respecter certains critères pour ce remplacement. Il fallait être avec Jésus, depuis le baptême de Jean jusqu’à ce jour. C’étaient les qualifications pour être apôtre. Il y en avait seulement deux qui remplissaient ces critères, Joseph, appelé Barsabbas et Matthias. Et qu’ont-ils donc fait ? Ils ont prié et tirèrent au sort. Est-ce que c’était spirituel ? Le douzième apôtre est choisi en tirant au sort ! C’était ce que c’était, ils tirèrent au sort. Mais là encore, ils étaient en conformité avec l’Ecriture.

33 On jette le sort dans le pan de la robe, Mais toute décision vient de l'Eternel.


 
La décision était entièrement prise par Dieu. Tu tires au sort, mais Dieu détermine de quel côté tu devras aller. Qu’ont-ils fait ? Ils se sont dit : Nous avons utilisé toute notre intelligence pour trouver ces critères. Maintenant, nous avons deux personnes. La vérité est que nous ne savons pas qui choisir, et nous laissons Dieu faire le choix. Et puisque Prov 16:33 nous donne la permission pour tirer au sort, nous l’avons fait, et le sort désigna Matthias.

Pouvez-vous faire cela pour connaître la volonté de Dieu ? Pouvez-vous tirer au sort? Tu sors avec deux filles, et tu ne sais pas laquelle choisir. Tu tires au sort, ça doit marcher. Nous parlerons un peu plus loin de la manière de prendre des décisions conformes à la volonté de Dieu, et c’est certainement quelque chose qui nous intrigue. Eux, ils essayaient d’être conformes aux Ecritures.

Une petite chose qui n’a rien à voir avec les trois points que nous venons de traiter, mais qui me paraît intéressante. Au verset 13, il est fait mention du dernier apôtre, Jude, fils de Jacques.
 
13 Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques.



Dans Luc 6, qui nomme les apôtres, Jude est aussi cité. Mais Matthieu et Marc n’en font pas mention. Il est connu sous un autre nom, Thaddée. Luc est l’historien de précision. Ce qui est sûrement arrivé pour l’Église primitive, c'est que Jude a dû être fatigué que les gens lui disent : ‘Tu n’as pas un très bon nom’ ou : ‘Es-tu un parent de Judas l’Iscariot?’ Il s’est dit : ‘Je suis fatigué de ce nom. A partir de maintenant, appelez-moi Thaddée.’ Il a pris un nom différent, c’est pourquoi les noms sont
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